D’autres extraits de ses chansons sont aussi disponibles sur le site. L’auteure-compositrice-interprète s’est remise à la chanson définitivement avec l’obtention de bourses pour réaliser son album. «Par le passé j’ai fait quelques collaborations et participé à plusieurs spectacles dans le milieu franco-ontarien mais dans les trois dernières années j’ai eu la chance d’avoir une bourse de la part du Conseil des arts de l’Ontario et deux bourses de Musication pour la création et production d’album. Tout ça a fait en sorte que j’ai pu me remettre à l’écriture de chansons», explique-t-elle.
Celle qui détient une formation en ergothérapie de l’Université d’Ottawa a travaillé un peu dans le domaine avant de revenir à la chanson. «À l’Université je commençais déjà à faire des spectacles et maintenant je suis revenue à ma passion», se réjouit-elle.
Celle-ci décrit son album comme pop rock moderne. «Ce sont des chansons avec des textes empreints de sensibilité et de profondeur mais qui sont quand même accessibles avec des mélodies accrocheuses qui peuvent rejoindre un large public avec aussi des sonorités un peu acoustiques mais aussi atmosphérique avec guitares électriques.»
Ses inspirations sont Sarah McLachlan et Zazie, la chanteuse française.
Bien qu’elle compose ses propres chansons, elle a eu la chance de recevoir deux chansons par le parolier de l’heure du côté français qui a écrit pour Mario Pelchat et Marie-Hélène Thibert notamment, Frédéric Baron.
Celle-ci s’est également entourée d’une équipe qui a du métier comme collaborateurs.
Elle a opté pour Alain Morier, Shawn Sasyniuk et Jean-Michel Ouimet. «Alain Morier est un super bon guitariste. Il a suivi des cours avec Norbert Kraft (guitariste canadien reconnu) donc pour moi c’était clair que je le voulais comme guitariste sur mon album et aussi comme réalisateur.» «C’est un honneur pour moi que Shawn Sasyniuk puisse jouer sur mon album. Je me sentais très choyée quand il a accepté de travailler sur le projet. Les rythmes qu’il fait sont écœurants», a-t-elle ajouté.
La chanteuse souhaite que les gens se reconnaissent dans son album et qu’il laisse sa marque au niveau de la francophonie. «J’espère qu’il pourra tourner sur les radios commerciales parce que oui c’est un produit franco-ontarien mais je pense que ce sont des chansons solides et qu’elles valent la peine d’être entendues sur les radios à travers le Canada», conclut-elle. Photo : Nathalie Julien
