Trudeau avare des détails politiques

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Il attend les élections fédérales

À mesure que les élections générales approchent, Justin Trudeau nous bombarde de plus en plus des grands thèmes de sa plateforme électorale sans nous fournir beaucoup de détails.

Contrairement à son adversaire Stephen Harper, le chef libéral parle rarement d’une lutte contre la criminalité, rarement du besoin d’augmenter la production des sables bitumineux, de bâtir plus d’oléoducs, et au grand jamais parle-t-il d’envoyer nos militaires faire la guerre ailleurs au monde.

Trudeau nous parle des misères de la classe moyenne et de l’importance d’augmenter ses revenus, et d’éliminer l’inégalité  grandissante entre elle et les riches du Canada.

« Quand il y a des emplois, dit-il, les revenus augmentent, et les opportunités sont là pour nos enfants et l’économie fonctionne, » Trudeau a dit lors d’un discours au récent congrès libéral à Montréal.

Trudeau aime parler souvent des enfants et des familles, et rarement des sociétés pétrolières et de leurs oléoducs.

Quand il n’y a pas de progrès économique, explique-t-il, c’est la peur qui prend place, Il n’y a que l’espoir qui peut repousser la peur.

Si cela n’est pas de la philosophie, c’est quoi donc?

Trudeau ne dit rien qu’on ne connaît pas déjà, mais pour lui c’est important qu’il le répète pour se distinguer clairement de Stephen Harper.

C’est pourquoi les conservateurs attaquent Trudeau à répétition sur la question de d’économie. Ils perçoivent que c’est son point faible.

Trudeau, lui, réplique en répétant sans cesse que les conservateurs et le NPD sont les partis politiques qui prônent la colère. C’est comme ça qu’ils s’expriment pour faire connaître leurs plateformes.

« Je n’ai aucun intérêt à participer à une compétition comme le font Stephen Harper et Thomas Mulcair pour voir lequel peut mettre les Canadiens plus en colère, »  répète-t-il à maintes reprises.

Trudeau a remplacé Jack Layton comme le politicien de l’espoir.

Les conservateurs tiennent à répéter que Trudeau ne prêche que de la philosophie sans offrir des détails concrets, et qu’un peuple ne peut vivre d’espoir et vœux pieux. It faut des détails, ce qu’on appelle mettre de la chaire sur l’os.

Trudeau répond que la population a besoin d’un espoir après huit ans de gouvernement Harper, et que les détails de sa plateforme viendront bien en temps opportun.

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