Pas d'enquête judiciaire, dit Harper

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Il ne veut pas finir comme Paul Martin

Pas d\'enquête judiciaire?!

 

Le Premier ministre Stephen Harper a refusé une enquête judiciaire dans l'affaire des appels frauduleux des conservateurs aux dernières élections.

Il dit que l’enquête d’Élections Canada suffira.

Les députés de l'opposition, disent qu'ils ne laisseront pas tomber l'affaire et espèrent que la pression publique forcera  Harper à changer d'avis.

Harper sera fou de céder à la pression publique. Il finirait comme Paul Martin qui avait cédé à la pression publique dans l’affaire des commandites.

Les deux principaux partis d’opposition veulent des enquêtes pour qu’elles  puissent assigner des documents, contraindre les politiciens à témoigner, et nettoyer le système électoral.

Mais Harper a rejeté la demande.

"Il y a une enquête d’Élections Canada, qui est l'organisme indépendant autorisé à faire exactement cela", a déclaré Harper.

Lorsque le chef libéral, Bob Rae a pressée Harper à nouveau sur la question, le chef conservateur a répondu :

"Pourquoi le premier ministre refuse-t-il de mettre en place une commission royale à regarder ce qui s'est passé pour établir un processus électoral réellement équitable au Canada?"

Harper a répété sa réponse: «Il y a une enquête en cours par Élections Canada, qui est responsable en vertu de la loi de cette responsabilité."

Ça fait trois semaines que le débat politique sur la Colline du Parlement a été dominé par le scandale des appels frauduleux de téléphones automatisés. 

Les appels auraient pu changer les résultats du vote dans des dizaines de circonscriptions. Élections Canada fait enquête à présent dans des dizaines de circonscriptions.

Un sondage la semaine dernière pour Postmedia et Global TV a révélé que 75 pour cent des Canadiens appuient une commission d'enquête indépendante dotée de pouvoirs judiciaires qui pourrait se pencher sur l'affaire des «  robocalls » du Parti conservateur aux dernières élections.

 

Rae a déclaré aux journalistes cette semaine que tôt ou tard Harper devra céder à l’opinion publique et nommer une commission d’enquête pour fouiller les mœurs électoraux du  Parti conservateur de fond en comble.

"Je ne pense que la pression va croître chez le public, a-t-il dit. « Ce n'est pas un sprint, c'est un marathon."

Le scandale des commandites a pris 14 mois avant de vraiment commencer à se rendre au fond des choses.

Le dernier scandale électoral des conservateurs remonte à 2006 dans l’affaire des faux reçus et des dépassements du plafond des dépenses électorales.  Les conservateurs se sont battus et ont résisté à Élections Canada jusqu’à  la Cour suprême avant de céder la semaine dernière et remettre 230 000 $ aux contribuables et payer une amende de 52 000 $.

 

 

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