Situation d'urgence pour le postsecondaire à Toronto

Sébastien Pierroz
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Le sonnette d'alarme est tirée pour les étudiants de Toronto. La troisième consultation des États généraux du postsecondaire cette fin de semaine dans la Ville-Reine a été synonyme d'un constat d'urgence.

Quelque 110 étudiants étaient présents à Toronto.

«Quelque 50% des Franco-Ontariens vivront dans le Centre et le Sud-Ouest de l'Ontarioen 2020, indique Alain Dupuis, coordonateur au Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO). Or, on s'aperçoit que les programmes offerts en français sont tout à fait insuffisants.»

Seulement 3% des programmes au niveau des collèges sont donnés dans la langue de Molière, contre 7% pour un baccalauréat et 2% pour une maitrise ou un doctorat, d'après les chiffres du ministère de la Formation et des Collèges et Universités.

«Un étudiant a profité de la consultation pour lancer cette question "doit-on s'assimiler ou s'exiler?". Cela reflète quelque part un pessimisme», fait savoir M. Dupuis.

Car malgré le coup de pouce de 14,5 millions $ déployé pour les programmes postsecondaires en français dans le centre-sud-ouest de la province par le gouvernent Wynne dans les prochaines années, il en faudra bien plus selon le RÉFO pour desservir les francophones.

D'autant que la compétition avec les universités anglophones est rude dans cette zone géographique. «On se doit d'avoir ici des formations de très haute qualité en français pour attirer les étudiants.»

Les regards se tournent logiquement vers le Collège Glendon, toujours affilié à l'Université York, et dont l'autonomie est exigée notamment par le commissaire aux services en français François Boileau. Mais le conseil d'administration de York compte actuellement un seul membre francophone et les déclarations dans ce sens restent minces.

En attendant Windsor

Quelque 110 membres de la communauté francophone étaient en tout cas présents pour cette troisième consultation samedi. En attendant la prochaine prévue cette fin de semaine à Windsor. «Il s'agit d'une des plus vieilles villes francophones de la province, et pourtant les programmes francophones sont là quasi nuls, déplore M. Dupuis. Bien pire qu'à Toronto.»

Deux autres suivront: Thunder Bay (22 novembre) et enfin Ottawa le 30 novembre. Elles seront suivies par un «second volet» selon le RÉFO, à savoir un Sommet provincial au printemps.

Organisations: Ministère de la Formation, Universités, Collège Glendon Université York

Lieux géographiques: Région de Toronto, York, Windsor Thunder Bay Ottawa

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