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Trois citoyens honorés pour avoir sauvé la vie d’un résident d’Orléans

Kristina Brazeau par Kristina Brazeau
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Article mis en ligne le 17 décembre 2009 à 0:13
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Trois citoyens honorés pour avoir sauvé la vie d’un résident d’Orléans
M. Corriveau entouré de ses nouveaux amis pour qui il a une pensée quotidienne depuis le 17 septembre dernier. De gauche à droite, Dana Clarke, le conseiller Bob Monette, Blaine Bender, M. Corriveau et Bruce McConville. Photo : Kristina Brazeau
Trois citoyens honorés pour avoir sauvé la vie d’un résident d’Orléans
Chaque jour depuis le 17 septembre dernier, le résident d’Orléans André Corriveau remercie son coéquipier, Bruce McConville, l’arbitre, Blaine Bender, et l’employée de la Ville, Dana Clarke, pour lui avoir sauvé la vie alors qu’il était sur la glace. Âgé de 56 ans, en bonne santé et jouant au hockey depuis toujours, il ne s’attendait pas du tout aux événements qui se sont produits à l’aréna Earl Armstrong d’Orléans, où il jouait une partie dans une ligue de garage.
En fin d’après-midi en ce jour de septembre, sur la glace, «une seconde je patinais, et l’autre j’ai vu la noirceur, et c’est tout ce que je me rappelle», relate M. Corriveau.

«C’est arrivé aussi rapidement que ça. Je n’étais pas à bout de souffle, je n’avais pas de douleurs. Je croyais être en bonne santé mais ce qu’on m’a dit c’est (que c’est dû à) l’hérédité. On ne peut pas contourner ça, on peut seulement retarder les problèmes», indique-t-il.

Trois pontages plus tard, André Corriveau est remis sur pied et il a voulu rendre un hommage aux trois personnes qui sont intervenues pour sauver sa vie ce jour du 17 septembre.

Son coéquipier alors sur le banc, Bruce McConville, a aperçu M. Corriveau qui s’était effondré sur la glace.

«L’action se déroulait à un bout de la patinoire et j’ai aperçu André effondré au centre. J’ai tout de suite su que quelque chose n’allait pas. J’ai sauté par-dessus le banc pour aller le rejoindre et j’ai vu que son cœur ne battait pas et qu’il ne respirait pas. J’ai su qu’il fallait passer à l’action. J’ai demandé à Blaine (l’arbitre) de stabiliser sa tête parce qu’on n’était pas certain s’il avait une fracture au cou ou au dos et je lui ai donné le RCR. Il est revenu à lui et peu de temps, après il était de nouveau inconscient. Dana (l’employée de la ville) est arrivé à ce moment et a utilisé le défibrillateur cardiaque. Il est revenu à lui et nous sommes restés avec lui jusqu’à ce que les paramédics arrivent», se souvient Bruce McConville, qui avait reçu un rappel de sa formation pour le RCR il y a 12 ans.
Honorés par Bob Monette
Bruce McConville, Blaine Bender et Dana Clarke ont reçu un prix de reconnaissance de la part du conseiller Bob Monette, en plus d’avoir été honorés par la Ville d’Ottawa la semaine précédente.
L’élu a d’ailleurs rappelé l’importance de prendre des cours de RCR, une opinion que partage M. McConville.

«C’est important d’avoir une formation. Des situations d’urgence surviennent et de pouvoir prendre le contrôle et réagir rapidement au lieu de se demander qu’est ce qu’il faut faire est important.»

M. Corriveau avait les artères presque complètement bloqués lorsqu’il a subi son arrêt cardiaque.

«C’est surprenant que j’aie pu jouer au hockey et faire de la course si longtemps avec une artère seulement. Les médecins n’ont pas été capables de m’expliquer comment ça se pouvait autre que par la chance», précise André Corriveau.

Celui-ci a bien l’intention de retourner sur la glace. «Le hockey, pour moi, c’est de la thérapie. J’ai joué toute ma vie, j’ai arbitré pendant 25 ans. J’adore le hockey, je suis un gars de sport», avoue-t-il.

Il a également tenu à souligner l’initiative de la Ville d’installer des défibrillateurs dans les arénas et de s’assurer que le personnel soit formé. «Le chirurgien m’a dit clairement que c’est ce qui m’a sauvé», conclut-il.

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