Des politiciens en herbe sur la Colline
Une centaine de politiciens en herbe, âgés entre 15 à 25 ans, prendront d’assaut la Colline parlementaire du 7 au 10 janvier prochain et débattront de projets de loi.
Organisé par la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF), le Parlement jeunesse pancanadien (PJP) se déroule tous les deux ou trois ans à Ottawa.
«C’est un exercice de formation oratoire. Les jeunes passent trois jours au parlement à débattre de quatre projets de loi, procéderont à l’ouverture et à la fermeture du parlement, feront des rencontres entre jeunes de partout au Canada et assisteront à des conférences en plus de vivre une expérience politique», explique Jean-François Royer, agent de projets à la FJCF.
Les projets de loi qui seront débattus ont été choisis par les membres du cabinet, sélectionnés lors de la dernière édition du PJP en 2008. Ils peuvent traiter de sujets d’actualité ou qui les intéressent particulièrement.
Cette année, le cabinet a décidé d’aborder les questions du retrait des troupes en Afghanistan, de la réforme du système d’assurance emploi pour les étudiants, de la réforme du Sénat et de la législation de la prostitution.
Pour pouvoir participer, les jeunes devaient avoir pris part à un autre parlement jeunesse au niveau provincial. L’activité, qui est organisée pour les 15 à 25 ans puisque c’est le public cible de la FJCF, apporte d’ailleurs une différente expérience aux jeunes selon leur âge.
Un élève de l’École secondaire catholique Le Relais, Christofer Hébert, participera au PJP pour la première fois cette année. «J’avais déjà vécu l’expérience pour l’ensemble de l’Ontario à Toronto et le PJP a seulement lieu une fois aux trois ans donc j’ai sauté sur l’occasion», indique celui qui a un grand intérêt pour la politique.
Lors de cette expérience, il avait rencontré le Premier ministre Dalton McGuinty et le député Jean-Marc Lalonde. Christofer croit que le PJP sera plus sérieux puisque des étudiants du niveau postsecondaire y participeront également.
«C’est certain que les jeunes ne vont pas chercher la même chose du parlement. Les plus jeunes vont aller chercher une première expérience et voir comment ça se passe au Parlement et d’autres un peu plus vieux qui se voient déjà des intérêts pour la politique y vont avec une idée derrière la tête, faire des rencontres, aller chercher une expérience plus précise et mettre en pratique leurs talents oratoires», croit Jean-François Royer.
Outre ces activités, les jeunes recevront aussi un atelier sur la participation citoyenne de la part de Suzanne Pinel qui est juge de la citoyenneté. Soulignons qu’une délégation du Québec participera également à l’événement.