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Une Ottavienne diffusée en japonais sur i-Tunes

Stéphanie Rhéaume par Stéphanie Rhéaume
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Article mis en ligne le 7 janvier 2007 à 19:27
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Hiragana Song en direct du petit studio installé au sous-sol de sa maison. Photo : Stéphanie Rhéaume">Une Ottavienne diffusée en japonais sur i-Tunes
Alyssa Collins a enregistré Hiragana Song en direct du petit studio installé au sous-sol de sa maison. Photo : Stéphanie Rhéaume
Une Ottavienne diffusée en japonais sur i-Tunes
La voix de Alyssa Collins, 16 ans, résonne sur la toile depuis le 25 décembre dernier par l’entremise du géant musical i-Tunes. Sur fond techno, la jeune femme réalise en japonais et en anglais un hommage à la langue nippone sur Hiragana Song.
Née un 25 décembre, s’agit-il d’un cadeau de Noël ou d’anniversaire pour elle? Quoi qu’il en soit, cette chanson, c’est quelque chose de «gros» dans la vie de la polyglotte d’origine italienne, qui parle couramment français et anglais, en plus de se laisser séduire par la culture nippone, suffisamment pour qu’elle assiste à un cours de japonais depuis septembre.

«En 2004, j’ai découvert les animations japonaises, mais je n’aimais pas les versions anglaises. J’ai commencé à regarder sur Internet les versions originales avec sous-titres, mais je n’aimais pas les sous-titres! J’ai donc décidé de prendre des cours. Je suis encore très débutante», soutient celle qui caresse le rêve de s’envoler un jour vers le pays insulaire d’Asie orientale.

Pendant ce temps, Alyssa prend papiers et crayons et multiplie les croquis dans le style japonais, avec corps élancés, cheveux arqués et grands yeux marqués de puissantes émotions. Elle affectionne la culture nippone, ses films, ses séries jusqu’à ses kimonos. «Ce pays est tellement différent du nôtre. Il existe plusieurs stéréotypes sur la culture asiatique alors qu’on met tout le monde dans le même panier, les Chinois, les Coréens, les Japonais… J’aime défendre cette culture ici », affirme Alyssa.
En route vers Hiragana

Sans lui en glisser un mot, son père l’a inscrit à un concours dans un magazine spécialisé dans la musique et a envoyé une démo d’Alyssa. L’étudiante de 11e année à l’école secondaire publique Deslauriers remportera finalement son billet pour cette expérience universelle, réunissant l’auteur d’Hiragana Song, Danny Bloom, un reporter étatsunien à Taïwan, la productrice postée à Los Angeles, Janet Fisher, et Alyssa, à Ottawa, qui enregistre sa voix dans le sous-sol de sa maison et courrielle le tout à ses acolytes, et ce, sans jamais se rencontrer en personne.

Si Hiragana est maintenant disponible en ligne sur i-Tunes, Janet Fisher à L.A. aimerait bien voir Alyssa prêter sa voix à d’autres chansons. Toutefois, la jeune femme garde les pieds sur terre. «Oui, c’est certain que ce serait le fun de chanter comme métier. But you should always have a back up plan », insiste Alyssa qui dit garder une porte ouverte pour la musique et une autre pour une carrière en commerce international.

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