D'après les statistiques données par Ronald Bisson, spécialiste des minorités linguistiques et consultant en gestion auprès des organismes provinciaux et nationaux, 86 % des jeunes des minorités francophones d'Ottawa utilisent leur langue maternelle, le français, avant l'anglais. Ces chiffres grimpent jusqu'à 89 % en Saskatchewan et 90 %, au Manitoba.
«Ces résultat ne sont certainement pas le hasard, mais bien le résultat d'une planification communautaire réussie, explique M. Bisson. Il y a beaucoup de développement pour la cause des minorités francophones depuis 40 ans et on voit que ça marche.»
Pour M. Bisson, la situation des minorités francophones ne serait pas là où elle en est aujourd'hui sans l'application de la loi sur les langues officielles (LLO) et l'instauration de la Charte canadienne des droits et libertés.
«Ces deux choses sont certainement les clés de voûte de la situation des francophones», déclare-t-il.
Selon les données du recensement de 2006, 66 % des francophones hors Québec utilisent le français au travail et 2,5 % de manière quotidienne à la maison.
Les communautés francophones de l'Est et du Centre de l'Ontario ont connu une hausse de population entre 2001 et 2006 pour finalement atteindre 582 695 personnes. En Ontario, les francophones représentent 4,8 % de la population. Les plus fortes concentrations se trouvent dans l'Est, soit 41,5% et dans le Nord-Est de la province (22,5%).
Dans l'Est, c'est-à-dire, Ottawa, Cornwall et les Comtés unis de Prescott et Russell, une personne sur six parle français (15,3 %) tandis que dans le Nord-Est, dans les villes comme le Grand Sudbury et Timmins, c'est une personne sur quatre (24%). Ailleurs en Ontario, les francophones se chiffrent à moins de 5 %.
À Ottawa, un peu plus de 139 205 personnes sont de langue maternelle française, ce qui fait de la capitale nationale la ville avec le plus grand nombre de Franco-ontariens. Toutefois, certaines petites villes ont un pourcentage de population francophone plus élevé comme Hearst avec 89 %. Kapuskasing, St-Charles, Clarence-Rockland, Nipissing Ouest et Embrun font aussi parti de ce groupe.
Texte complet à lire dans la version papier de L'Express et de La Nouvelle la semaine prochaine
