Étant lui-même nouvellement arrivé au pays depuis un peu plus de deux ans, Alain Brosius, qui travaille actuellement pour le Conseil économique et social d’Ottawa-Carleton (CÉSOC), a voulu donner un outil aux personnes qui, comme lui, doivent composer avec les problèmes d’intégration.
De cette réflexion est né le magazine Clés en mains, qui répond à toutes sortes de questions d’intégration et d’installation et offre des solutions concrètes. Les intervenants de la revue sont tous des spécialistes dans leur domaine et souvent des immigrants expérimentés.
«L’idée ce n’est pas de faire du profit, mais d’apporter un outil interactif mais surtout dans le respect avec des questions, réponses et solutions. Il faut vraiment qu’on avance en terme d’immigration parce qu’il y a vraiment de gros décalages et des besoins quand on arrive sur le terrain par rapport à ce qui a été dit avant», maintient M. Brosius.
Le magazine a été lancé de manière tout à fait bénévole. Pour la création de ce premier numéro, l’équipe s’est appuyée sur le CÉSOC qui en connaît long sur les questions d’intégration.
Comme bien souvent, l’employabilité est le point central de la réussite d’une intégration; le premier numéro consacre une large partie de ses pages à l’accès à l’emploi et la formation à l’emploi.
S’étant allié de quelques autres organismes, l’idée est d’en inviter d’autres à collaborer afin «de faire avancer la question de l’intégration».
«Les nouveaux arrivant peuvent s’appuyer sur cet outil pour s’intégrer le plus rapidement possible pour être efficace pour le Canada et les communautés», poursuit M. Brosius.
La création du magazine, de la simple idée à sa conception, a été réalisée en un mois et demi seulement. Lancé le mois dernier, le magazine est envoyé par courriel, de façon à respecter l’environnement. Les gens intéressés à le recevoir n’ont qu’à faire parvenir leur adresse à magazine.clesenmain@gmail.com .
À peine lancé, il était d’ailleurs déjà très bien reçu. «On a des réponses extrêmement positives et même à l’étranger. Il y a des gens de pays francophones qui nous contactent pour avoir des informations donc ça prend une tournure qui est au-delà de ce qu’on avait imaginé. L’idée maintenant est de rechercher des moyens pour pouvoir le mettre en place de façon plus professionnelle.»
La mise en place d’un site Web interactif n’est également pas écartée, où se retrouveraient des informations notamment sous forme de questions et réponses.
