Une centaine de représentants des minorités ethnoculturelles et d’intervenants du milieu du logement social se rencontraient hier, au Centre Richelieu-Vanier, dans le cadre du 4e Forum annuel de la Coalition pour prévenir l’itinérance chez les francophones d’Ottawa (CPIFO), afin de discuter des problématiques de logement et d’itinérance que vivent les personnes issues de minorités ethnoculturelles francophones.
C’est sous le thème Un toit qui accueille les différences que s’est déroulé le Forum, qui accueillait entre autres Darlyn Mentor, du ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration du Canada, ainsi que l’humoriste et conférencier Boucar Diouf.
La coalition a choisi d’aborder ce thème cette année puisque l’itinérance touche aussi les minorités culturelles et que le Forum était une bonne occasion de parler davantage des barrières que cette communauté rencontre.
«La subvention de base, on a pu l’avoir du ministère qui touche les communautés multiculturelles, puis on avait aussi frappé à cette porte-là parce qu’on savait qu’au niveau des problématiques à l’intégration, que ce soit au niveau social ou au niveau du logement, il y a des barrières additionnelles qui s’ajoutent», fait valoir Margot Arseneau, membre du comité organisateur du Forum.
Les ateliers présentés au cours de la journée portaient sur les difficultés de trouver un logement dues aux différences culturelles et la discrimination vécue par les familles de minorités raciales ethnoculturelles francophones.
Un regard sur les jeunes, «parce qu’on sent qu’il y a beaucoup de jeunes dans la rue», a aussi été porté. Les intervenants se sont également questionnés à savoir s’il y avait de l’espoir pour les personnes itinérantes de minorités raciales francophone. Finalement, la violence faite aux femmes des minorités raciales a aussi été abordée.
D’après la présidente du cabinet conseil Axion, Lynda Savard, ce Forum est l’occasion d’informer les intervenants des obstacles que les minorités ethnoculturelles rencontrent.
«On se sert de ce forum pour informer les personnes qui travaillent auprès de ces gens sur les différents défis auxquels ils font face, soit au niveau des différences culturelles, des grandes familles ou de violence familiale. Les intervenants auront la chance de discuter et possiblement de trouver des pistes de solution par rapport à certains problèmes.»
«Le but est aussi de donner des pistes à la Coalition pour prévenir l’itinérance chez les francophones et se demander quelles sont les prochaines étapes et qu’est-ce qu’on peut faire avec ce qui va ressortir des ateliers. Nous souhaitons faire des changements et rendre le système plus facile pour que les familles puissent mieux y naviguer et trouver des ressources. C’est un peu cette réflexion que nous avons aujourd’hui», ajoute Mme Arseneau.
La Coalition souhaite travailler de concert avec les différents paliers de gouvernements et les organismes afin de réduire le temps d’attente pour l’obtention d’un logement subventionné, qui est actuellement de cinq à huit ans.
«On doit pousser la Ville et la province pour avoir des logements plus abordables, que ce soit à l’intérieur de l’intégration de nouvelles constructions de logements, par exemple. Il y a des logements qui ne sont pas salubres présentement et qui doivent être rénovés. Il faut que plus de logements soient aptes à accueillir des familles», termine Mme Arseneau.
