L’événement regroupe des joueurs de soccer de 10 et de 11 ans provenant de tous les pays. Ces équipes s’affrontent pour remporter la Coupe des nations. Le tournoi, cette année, se déroulait en Pologne. L’équipe canadienne a terminé au douzième rang parmi les quarante équipes présentes.
Deux semaines après leur retour, les organisateurs étaient déjà à la recherche des joueurs qui formeront l’équipe pour le tournoi de l’an prochain à Londres. «Là, on est à la première étape, au camp de sélection. On en fait huit au Canada, un à Montréal, un à Québec, Ottawa et Toronto. On en fait en Alberta à Edmonton et Calgary. On finit en Colombie-Britannique» explique Adel Remila, organisateur de la Coupe Danone des nations au niveau canadien.
Par la suite, les meilleurs joueurs participeront à un camp provincial. Ces camps permettront de former deux équipes, une représentant l’Est du pays, l’autre représentant l’Ouest. «Avec ces équipes, on fait la finale nationale. Ça se passe dans un gros stade, souvent au BMO Field à Toronto. Avec les parents, c’est une grosse fête. Le gagnant représente le Canada à la Coupe des Nations. Dans ce match-là, il y a des pleurs, de la joie, beaucoup d’émotions.»
Une expérience formatriceDeux joueurs de la région d’Ottawa se sont taillé une place pour le tournoi de cette année à Varsovie. Ils ont joué des rôles importants dans l’équipe. Le premier, David Chung, originaire de Stittsville, était le franc tireur de l’équipe. «Je ne m’attendais pas à être pris dans l’équipe, j’ai été très mauvais aux deux camps de sélection. J’ai beaucoup appris là-bas, il faut travailler fort, il me reste beaucoup de choses à apprendre» affirme celui qui espère jouer pour Chelsea en première ligue anglaise.
De son côté, Mollie Eriksson de Greely a accompli un exploit particulier, selon M. Remila. L’équipe canadienne choisi, tous les ans, au moins deux filles dans l’équipe. C’est une des seules dans le tournoi à le faire. «Cette année en Pologne, de ce que j’ai vu, j’ai juste vu une fille qui jouait avec l’Uruguay. Je n’ai pas croisé les 40 équipes, mais bon, il y en a qui se démarquent comme ça. Il y a beaucoup de médias là-bas et nos filles sont toujours devant les caméras» dit Adel Remila.
Mais en plus d’être une des deux filles choisies, Mollie Eriksson a été la première fille gardienne de but à être retenue. Elle a également été nommée capitaine de l’équipe par ses coéquipiers. «C’était vraiment plaisant d’être choisie comme capitaine, mais surtout dans l’équipe. Au camp provincial, il y avait beaucoup de bons gardiens, et comme aucune gardienne n’avait été prise avant, je n’y croyais pas vraiment, même si je croyais être aussi bonne que les autres.»

