Audrey Letouzé et Griff Mercer ont non seulement franchi les 5660 m du mont Pico de Orizaba le 12 février dernier, mais ils ont également choisi la troisième plus haute montagne en Amérique du Nord pour leur première vraie ascension.
C’était en effet la première fois que ce couple de physiothérapeutes, des randonneurs expérimentés, gravissait un volcan armé de crampons, piolets, de corde et de harnais en compagnie d’un guide.
«Je suis toujours à la recherche de nouvelles aventures», a indiqué Audrey en ajoutant que le couple avait beaucoup voyagé au cours des dernières années.
C’est son conjoint qui a par contre choisi d’escalader ce mont après avoir feuilleté un guide Lonely Planet.
Afin de se préparer à leur voyage, le couple a fait du jogging et beaucoup de marche avec des sacs à dos remplis de matériel. Ils se sont aussi rendus à Green’s Creek pour faire de la raquette avec des sacs à dos bien remplis, encore une fois. Ils ont aussi fait de la natation.
Lorsqu’ils sont arrivés au Mexique, des guides leur ont montré comment utiliser leur équipement en plus des techniques à utiliser pour marcher sur la glace. Ils ont appris comment s’arrêter par eux même, à faire des nœuds et à utiliser les crampons. Ils ont pratiqué une deuxième fois avec leur guide avant l’ascension.
Compte tenu de la hauteur de la montagne, Audrey et Griff ont du s’acclimater à l’altitude. L’ascension s’est donc faite par étapes, au lieu de se rendre au sommet dès le premier jour.
Le couple a passé les deux premières nuits à la ville située près du premier camps de base de la montagne qui se trouve à 2600 m d’altitude. Pendant ce temps, ils ont effectué une randonnée pour atteindre le camp de base du 3800 m avant de revenir pour la nuit.
À la troisième journée, ils ont campé à 3500 m d’altitude et ont effectué une randonnée jusqu’à un refuge situé à 4200 m d’altitude, où ils ont passé une autre nuit.
«C’était plus difficile pour moi», se rappelle Griff en expliquant qu’il était à court de souffle, léthargique, qu’il avait de la difficulté à dormir et que son rythme cardiaque augmentait parfois pour aucune raison. «C’était vraiment bizarre.»
Audrey a ajouté qu’elle perdait souvent l’équilibre au début, mais que la situation s’est améliorée le lendemain parce qu’ils avaient eu le temps de s’acclimater à l’altitude.
Le matin du 12 février, ils se sont réveillés à 2h du matin et étaient en route pour le sommet à 3h30 avec des lampes frontales pour seule lumière et leur guide pour leur montrer la voie.
Quand la lumière du jour est apparue, le couple a enfin vu la partie qu’il avait escaladée mais ne pouvait pas croire tout le chemin qu’il restait encore à parcourir pour atteindre le sommet.
«À 10h30, j’étais épuisé, indique Griff, et Audrey aussi était vraiment fatiguée. À un moment je me suis demandé si ça en valait vraiment la peine. Mais nous nous sommes encouragés à tour de rôle, refusant de rebrousser chemin.»
Vers 11h30, leurs efforts ont été récompensés, les deux atteignant le sommet du Pico de Orizaba. Ils ont profité de la vue et mangé un peu avant de redescendre la montagne 15 minutes plus tard.
L’expérience a été des plus mémorables selon Audrey, qui estime que le défi était davantage l’aventure que l’atteinte du sommet en tant que telle.
De retour dans leur maison à Orléans, le couple n’a pas l’intention de tester ses limites sur une autre montagne pour le moment mais ne ferment pas la porte à une future ascension. Malgré l’effort physique, ils ont adoré l’aventure, la beauté du paysage et le sentiment d’accomplissement.
