Pour l’athlète de 22 ans, l’Italie représentait la seule manière de se rendre aux Jeux de 2010. Il y a deux ans, Bean était sur l’équipe nationale canadienne de développement. Mais il savait qu’avec plusieurs autres patineurs avec plus d’expérience internationale que lui, il n’aurait pas été choisi comme compétiteur olympique sur la puissante équipe canadienne.
Alors Bean a pris une décision courageuse. Il a obtenu sa citoyenneté italienne – disponible puisque son grand-père est né en Italie – et a déménagé à Bormio, au nord du pays, pour s’entraîner avec l’équipe italienne.
Ça n’a pas été un ajustement facile. Bean ne connaissait personne en Italie, et il ne savait pas plus que quelques mots en italien – un grand problème en particulier quand il ne pouvait pas expliquer à ses entraîneurs qu’il était complètement mort de fatigue.
En plus de son adaptation au système d’entraînement qui mettait beaucoup plus d’importance sur le vélo, Bean habitait seul dans un hôtel pendant sa première saison à l’étranger.
La vie se passe mieux cette année pour l’ancien patineur des Concordes de Gloucester. Bean a son propre appartement, il peut communiquer sans problème en italien et le plus important, c’est qu’il réalisera son rêve olympique.
«Ça valait la peine, c’est sûr, raconte Bean. C’est un gros sacrifice mais à la fin, avec toutes les expériences que j’ai vécues, je ne regrette pas ma décision du tout. Je suis vraiment content d’avoir fait le saut en Italie.»
L’un des buts de Bean pour les Jeux est de se rendre aux demi-finales du 1500m (il participera également au 1000m), mais le plus important, c’est le relais 5000m. Les patineurs italiens ont une assez bonne chance de décrocher une médaille, eux qui sont classés cinquièmes au monde présentement – devancés par la Corée, la Chine, les États-Unis et le Canada.
Bean ne sait pas exactement qu’est-ce qui l’excite le plus à l’idée de participer aux Jeux olympiques, mais il est certain que ce sera une atmosphère incroyable en seulement deux courtes semaines.
«La première chose qui me vient en tête, c’est la joie, explique-t-il. C’est mon objectif depuis que je suis tout jeune et je suis vraiment excité d’avoir finalement réalisé mon rêve d’aller aux Olympiques.»
Le rêve devient réalité pour un patineur d’Orléans
Quand les Jeux olympiques débuteront le 12 février, un athlète d’Orléans sera au coeur de l’action en patinage de vitesse sur courte piste. Mais Nicolas Bean ne portera pas une feuille d’érable rouge à Vancouver – il sera habillé en bleu, comme membre de l’équipe italienne.
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