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Dans la mire de Keven Smith-Worthylake: Rio 2016

Malgré sa paralysie cérébrale, Keven Smith-Worthylake travaille pour le compte d’une entreprise informatique. Photo: Daniel LeBlanc

Malgré sa paralysie cérébrale, Keven Smith-Worthylake travaille pour le compte d’une entreprise informatique.

Publié le 2 Mai 2012
Publié le 2 Mai 2012
Daniel LeBlanc  RSS Feed

Ça sent l’inspiration à plein nez quand on s’entretient avec Trish Knobl, fidèle assistante de l’athlète d’Ottawa membre de l’équipe nationale de boccia, Keven Smith-Worthylake. Tous deux forment un dynamique duo depuis 2009 et s’amenaient au Défi sportif AlterGo à Montréal la semaine dernière pour une quatrième année.

Sujets :
Ottawa Odyssey Boccia Club , Ottawa , Rio de Janeiro , Toronto

Seul au pays à user ses pieds plutôt que ses mains pour effectuer son lancer de balle, l’Ottavien de 34 ans double médaillé d’or aux derniers Championnats canadiens de boccia avait le sourire fendu jusqu’aux lèvres lorsqu’interrogé.

Né avec une paralysie cérébrale, il s’est empressé de parler de ses buts. «Mon objectif premier, c’est donner le meilleur de moi-même. Une médaille, c’est possible. Ce qui m’accroche au boccia, c’est de me sentir impliqué dans le sport. J’aime la camaraderie que ça représente. C’est d’ailleurs moi et ma conjointe qui organisons les Championnats régionaux en mai à Ottawa», affirme le membre du Ottawa Odyssey Boccia Club.

Classé dans la catégorie BC1, Keven Smith-Worthylake ne cache pas qu’il a dans son rétroviseur les Jeux paralympiques 2016 à Rio de Janeiro. «J’aimerais vraiment me qualifier!», lance-t-il.

Pour son assistante, laquelle selon les règlements ne doit lui venir en aide que s’il en fait la demande lors d’un match, la complicité qu’ils entretiennent est unique. «On forme une belle équipe. Sans moi, il ne pourrait pas être là où il est, au même titre que je ne serais pas la même sans lui. J’aime vraiment l’accompagner, on rencontre plein de gens et ça nous permet de voyager», affirme Trish Knobl.

«Malgré leurs limitations, les athlètes tels que Keven sont capables de grandes choses avec les habiletés qu’ils possèdent. Et le boccia n’est pas aussi facile qu’on le croit. J’ai déjà joué contre lui et j’ai perdu», ajoute la jeune femme.

Employé de l’entreprise informatique GenBand, l’athlète trentenaire a eu la piqûre pour le boccia il y a trois ans, moment où il a rencontré Trish dans un camp estival à Toronto. Celui qui était du rendez-vous lors des Jeux panaméricains au Mexique en octobre 2011 et de la Coupe du monde en Irlande deux mois plus tôt se qualifie comme un compétiteur inné. «J’aime le fait qu’il y a beaucoup de stratégies derrière mon sport», de dire l’athlète en fauteuil roulant.

Mark VanStrepen, originaire d’Ottawa, est aussi en action au tournoi. Une soixantaine d’athlètes provenant de six pays dont les Bermudes, les États-Unis, l’Argentine et le Canada y prenaient part.

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