• Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • Commenter (0)
  •  

Toujours plus haut

L’athlète originaire de Rockland, Jean-Nicolas Carrière, poursuit sa route vers de nouveaux sommets. Photo : Courtoisie

L’athlète originaire de Rockland, Jean-Nicolas Carrière, poursuit sa route vers de nouveaux sommets.

Publié le 4 Avril 2012
Publié le 4 Avril 2012
Benjamin Vachet  RSS Feed

S'il y a bien une chose qui caractérise Jean-Nicolas « Nick » Carrière, c’est son incroyable ténacité. D’une carrière de footballeur universitaire à une place dans la Ligue de Football Canadienne (LCF) et maintenant, une place dans l'équipe nationale de bobsleigh, l'athlète franco-ontarien de 26 ans n’abdique jamais quand il s’agit d'accomplir ses rêves, peu importe les obstacles qui se présentent en chemin.

Sujets :
Tour de France , école St-Matthew , Université McGill , Orléans , Montréal , Rockland

« Quelque soit le projet que j’ai en tête, je veux toujours atteindre le plus haut niveau. Si je commençais une entreprise, je voudrais en être le président-directeur général, si je voulais faire du vélo, ce serait pour faire le Tour de France, si je m’engage dans une carrière d’athlète, c’est pour devenir un professionnel. Je suis comme ça ! ».

Après avoir complété son secondaire à l’école St-Matthew, à Orléans, il obtient une bourse pour jouer au football à l'Université McGill, à Montréal, où il devient le capitaine des Redmen. Ses bonnes performances lui valent de rejoindre les Argonautes de Toronto. Mais après seulement deux saisons professionnelles, une blessure à l'épaule l’éloigne des terrains. Commence alors la période de la rééducation et ses doutes.

« J’avais tout perdu, je ne savais pas quoi faire. J'avais eu mon diplôme, mais dans le même temps, j'avais perdu ce qui me définissait le plus ».

Sur le marché du travail, le jeune homme originaire de Rockland ne peut s’empêcher de penser que sa place est ailleurs et qu’il gâche son potentiel. Il reprend donc le chemin de l’entraînement et retrouve la forme avec le CrossFit, qui combine plusieurs disciplines, dont l'haltérophilie, la gymnastique, la mobilité et le travail de flexibilité et d'endurance. Très vite, ses performances impressionnent athlètes et entraîneurs. L’un deux l’approche, persuadé que ses capacités physiques répondraient aux exigences du bobsleigh. Pour Nick Carrière, ce n’est pas une première évocation du bobsleigh, c’est la troisième fois qu’on lui fait ce commentaire. Curieux, il se rapproche de Bobsleigh Canada pour en savoir plus.

Une expérience terrifiante

En décembre, il participe donc à un camp de prospection organisé à Ottawa. Ses excellentes performances se rendent jusqu’aux oreilles de l'équipe nationale de bobsleigh qui le convie à Calgary pour s’entraîner avec elle. Pour la première fois, il voit de près une piste de bobsleigh.

« J'ai dû surmonter ma peur et accepter de n’avoir aucun contrôle. C'était la première fois que je voyais un traîneau de ma vie ».

Sujet au vertige, Nick Carrière reconnaît que la pente est intimidante au premier abord, mais le pire reste pour lui le bruit infernal dans le casque pendant la course, alors que la vitesse grimpe jusqu’à 130 km/h.

« On dirait que c’est la fin du monde ! C’est comme être dans une machine à laver. Tu ressens moins la vitesse que la pression exercée sur les côtés. C’est la chose la plus amusante et aussi la plus effrayante que j’ai jamais faite ».

Au printemps, il participera à un entraînement intensif qui déterminera si son avenir le conduira sur le circuit mondial, puis peut-être même, aux Jeux olympiques en 2014.

« C'est fou, admet Nick Carrière observant l’enchaînement des évènements. Je pense que je n'étais tout simplement pas prêt à abandonner. Quelque chose m’a poussé à continuer. Ce serait un rêve de devenir un athlète olympique ! ».

Si la route pour devenir un athlète olympique n'est pas forcément pavée d'or, le jeu en vaut la chandelle, selon lui.

« Je poursuis un rêve et quelque soit le résultat, je vais m’en souvenir pour le reste de ma vie. M’imaginer participer à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques suffit à me convaincre de continuer ».

Afin de récolter des fonds et pour partager son aventure avec ses proches et sa famille, Nick Carrière a créé un site Web, avec l’aide de son frère, Marc. Prêt pour cette nouvelle étape de sa vie sportive, Nick Carrière a retrouvé son chemin.

« Je me suis retrouvé, j'ai retrouvé mon identité perdue ».

Pour en savoir plus, rendez-vous le site Web www.myridetoslide.ca, podiumplatform.com ou devenez fan de la page Facebook de Nick Carrière « My Ride To Slide ».

Commentez

Commentez (Nous gardons les courriels privés)
Accord

Nous prions les internautes de rester polis. Il est interdit de soumettre du contenu discriminatoire, insultant ou inapproprié, qui pourrait être retiré du site à notre discrétion. Nous ne sommes pas responsables des opinions ou du contenu soumis par les internautes. L'utilisation de ce site ainsi que la propriété du contenu qui est soumis sont régies par nos Conditions générales d'utilisation et le Politique de confidentialité.

Les organismes membres doivent promouvoir des activités légales et à but non-lucratif. Tout organisme faisant la promotion d'activités illégales ou de services / produits commerciaux sera retirée du site.

J'accepte ces conditions.

Publicité

Publicité