Ce projet intitulé J’aime Vanier, une collaboration du Centre de services communautaires Vanier (CSCV) et de Prévention crime Ottawa, vise particulièrement à faire découvrir les arts aux jeunes du quartier tout en égayant la vie du secteur francophone.
Afin de donner une homogénéité au produit final, le CSCV a donné comme mandat à l’artiste de Clarence-Rockland, Bernard Lévesque, d’assurer la direction artistique du projet et de suivre les jeunes dans la conception de leurs graffitis.
«Les dessins sont tous des éléments conducteurs représentant Vanier pour les jeunes, explique M. Lévesque. Je leur ai demandé ce qu’est Vanier pour eux. Ils ont dit qu’on a des personnes âgées qui s’occupent des petits enfants. On m’a dit les ordinateurs puisque tous les jeunes sont sur Facebook. Le français était très important. Ce sont tous des items qu’ils ont dessinés séparément.»
«De mon côté, j’ai embelli ou repris tous ces éléments et je les ai placés graphiquement pour que ce soit beau», ajoute M. Lévesque.
Ce dernier, qui se décrit comme «jeune de cœur», a apprécié travailler de concert avec ces artistes en herbe. Avec la chaleur accablante qui a frappé la région au cours des dernières semaines, l’artiste les a motivés à poursuivre leur travail.
Des batailles de bouteille d’eau ont d’ailleurs pigmenté la création des jeunes vaniérois. «J’avais pitié pour eux», se rappelle en riant le coordonnateur.
«Ma vocation est de motiver les jeunes, dit M. Lévesque. Si je peux aider les jeunes à se placer dans les arts ou à travailler dans le domaine, je leur lèverai mon chapeau. Je veux démontrer qu’on peut vivre de l’art, que c’est un coup de cœur et que ce n’est pas quelque chose qui se juge.»
Résultat positif
Les sourires étaient nombreux chez les jeunes artistes qui ont participé à la conception de la murale. Par ailleurs, Élyse Robertson, qui a chapeauté le projet du côté du CSCV, a reçu plusieurs commentaires positifs, certains automobilistes faisant même un détour lorsqu’ils vont travailler pour apercevoir quelques instants la nouvelle œuvre d’art.
«Je me suis impliquée depuis le début, à la fin de l’année scolaire, dit Édith Dogva, une adolescente ayant participé au projet. Je trouvais que l’idée d’avoir une murale pour représenter Vanier est une bonne chose. J’en ai entendu parler en participant au programme Franc succès.»
«Je suis fière de moi et j’aime ça», a conclu Mme Dogva.
