La pluie matinale ne nuit pas à l'atmosphère joyeuse
La décision de réintroduire le festival après quelques années d’absence aura été la bonne selon les dirigeants. «Les familles sont arrivées puisque ça leur tient à cœur. Le défi est (parfois) de regrouper tout le monde, » selon Amos Sami, directeur du Centre Communautaire Franc-Ouest (CCFO) et organisateur de l'événement.
Le président du conseil d’administration du CCFO, François Bordeleau, rappelle que les objectifs de l’activité est de rassembler la communauté. «Dans un monde idéal, tu veux que ça soit plein à craquer, lance-t-il concernant la participation. L'objectif était de faire des liens avec la communauté, d'être dans l'imaginaire des gens», ajoute-t-il.
Il espère que les jeunes comprennent l'essence de l'événement. « Si tu peux t’amuser en français, tu vas vouloir parler en français », indique-t-il.
Plusieurs jeunes s’amusaient en se faisant maquiller le visage, en dessinant, en jouant au soccer et au ballon-panier et en regardant un bouffon gonfler des ballons selon la forme de leur animal préféré.
Eulalie Materania, neuf ans, et Ganda Schekina, huit ans, s’exprimaient en français tout en s’amusant. Pour elles, qui sont toutes deux trilingues, le français est la langue de choix. « C’est important pour nous de parler français », ont-elles souligné en se rappelant plusieurs compagnons scolaires qui ne parlent pas aussi souvent le français.
Les filles étaient très heureuses du déroulement de la journée. Eulalie dit qu’elle souhaite continuer ses études à l’école Omer-Deslauriers. La matinée a été une occasion pour elles d’explorer de nouvelles choses. Ganda, pour sa part, a dit qu’elles ont « appris des choses très intéressantes qu’on ne connaissait pas avant ».
Le maire d’Ottawa Jim Watson, la conseillère locale Katherine Hobbs et le ministre provincial de l'infrastructure, Bob Chiarelli, sont passés pour dire bonjour aux familles réunies. Le maire a souligné la dynamique importante de la communauté francophone de l’ouest de la ville.
Pour ce qui est de l'avenir de l'événement, M. Bordeleau promet une autre édition l'an prochain afin que la communauté puisse avoir son rassemblement pour accueillir ceux qui arrivent dans ce coin de la ville et célébrer ce qu'ils ont en commun, le français.