La dame de 73 ans a partagé les souvenirs de sa vie à Orléans de son adolescence jusqu’à maintenant devant une salle remplie de curieux venus l’entendre. «J'ai vu Orléans grandir», a-t-elle indiqué. «Avant les années 1940 (Orléans) était un petit village de rien du tout. Il n’y avait même pas de lumières dans le village. Il n’y avait aucun service, les gens brûlaient leurs ordures dans une espèce de baril», se rappelle-t-elle.
Née sur «une terre de misère», sur Mer Bleue et étant la petite-fille du premier groupe de pionniers canadiens-français qui se sont établis à Orléans en 1870, Mme Côté est fascinée par l’histoire des familles pionnières.
Celle-ci a débuté sa présentation au sujet des premiers habitants, majoritairement anglophones, qui sont arrivés à Orléans.
Ceux-ci étaient venus travailler l’industrie du bois pour la construction de navires britanniques. Autres que la quantité et la qualité des arbres dans la région d’Orléans, les riches pâturages, rocailles, cours d’eau et la proximité à Bytown séduisent les missionnaires et familles provenant notamment de Saint-Jérôme et Sainte-Adèle à faire d’Orléans leur chez-soi. Les ancêtres de Mme Côté faisaient partie de ce groupe.
Peu après l’arrivée de ces pionniers, le village a vu l’arrivée de deux magasins, trois forgerons, un hôtel, une fromagerie, un laitier et un boulanger.
Le premier système d’éclairage public a aussi été installé, composé de trois lanternes placées aux deux extrémités et au centre du village.
Et ceci n’était qu’une parcelle des exploits de Mme Côté en tant que jeune fille qui habitait à Orléans. La prochaine causerie sera donnée par Gilles Séguin du nouveau Musée de Rockland et portera sur les familles pionnières de Clarence-Rockland le 15 septembre à 19h au Muséoparc Vanier. (D’après un texte de Stéphane Charbonneau.)
