S'il n'en tient qu'à lui, ce projet pilote de deux ans ne fera pas que passer. Ottawa est sur le point de franchir le cap du million de population et l'élu explique son point de vue par le fait que toutes les grandes villes du monde intègrent actuellement le cyclisme dans leur stratégie de déplacement au centre-ville.
«De mon côté, je regarde la vue d'ensemble, explique M. Fleury. Présentement, ces gens se sentent un peu comme si la Ville essaie quelque chose sur eux et ils n'ont pas tort. Mais c'est un modèle auquel on essaie d'adhérer. Les voies réservées, c'est l'avenir. À Montréal, ça fonctionne.»
M. Fleury croit que certains résidents finiront par observer les avantages de cette stratégie, ajoutant que la Ville a déjà atteint son objectif d'achalandage.
«Avec les entreprises, c'est sûr qu'il y a un réajustement, concède le conseiller municipal. Peut-être qu'ils ne retrouveront pas 100% de leur clientèle. Plus ce modèle de transport en commun, de transport alternatif va s'implanter, plus il va prendre de place. Le prix de l'essence, il ne descend pas. Les gens vont changer de mode d'utilisation de transport et je crois à ça.»
«S'il y a du mécontentement, on est là pour s'ajuster, c'est un projet pilote, plaide M. Fleury. Lorsqu'il y avait des problèmes d'accessibilité à certains endroits, on a baissé la bordure. Il faut que les gens nous tiennent au courant des enjeux. Si les gens ne nous approchent pas, qu'ils font juste chialer sur le projet et qu'ils n'amènent pas de solution, (ça ne marche pas).»

