Ainsi, OC Transpo procédera à une étude de faisabilité sur le sujet. Si elle se révélait positive et que l’organisme en tirerait des revenus substantielles, la passe mensuelle d’autobus pour les gens vivant à l’extérieur d’Ottawa serait plus chère que le laissez-passer régulier à Ottawa et elle serait intégrée au plan de marketing d’OC Transpo en 2012.
«C’est clair qu’il y a des gens qui habitent à Arnprior, à Kemptville et à Rockland qui utilisent notre système, qui paient le même prix pour leur passe comme vous et moi, mais qui ne paient aucune taxes (municipales) à la Ville d’Ottawa, constate M. Blais. C’est un élément d’équité.»
De plus, M. Blais souligne que la population vivant aux alentours d’Ottawa grandit chaque année, ce qui augmente la fréquentation des usagers d’OC Transpo venant de l’extérieur de la capitale fédérale.
Par contre, cette mesure ne s’appliquerait pas aux gens achetant des billets à l’unité puisque la Ville récolte déjà un montant supplémentaire grâce à cette alternative.
Le conseiller n’a pas voulu se commettre sur un prix à fixer pour ce type de laissez-passer d’autobus et sur les revenus supplémentaires que sa suggestion pourrait apporter à la Ville.
Pour identifier les gens ne provenant pas d’Ottawa, le conseiller croit qu’OC Transpo peut se baser sur le modèle des cartes d’identification des étudiants. Les gens qui se feraient prendre à tricher pourraient se voir remettre une amende.
«Lorsque la carte intelligente arrivera, en 2012 ou en 2013, ce sera très simple», ajoute l’élu.
Seule Gatineau serait épargnée par cette mesure puisqu’OC Transpo et la Société de transport de l’Outaouais ont des ententes permettant aux détenteurs d’un laissez-passer mensuel d’utiliser le système de transport en commun de leur ville voisine.

