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L'Internet pourrait détrôner la télévision en 2012

En 2011, l'utilisation de l'Internet comme principale source d'information chez les Québécois a doublé pour se chiffrer à 30%. Le web pourrait-il même remplacer la télévision? C'est ce que semble supposer la troisième étude NETtendances du Centre de recherche CEFRIO spécialisé en technologies de l'information et de la communication (TIC). utilisation autorisée

En 2011, l'utilisation de l'Internet comme principale source d'information chez les Québécois a doublé pour se chiffrer à 30%. Le web pourrait-il même remplacer la télévision? C'est ce que semble supposer la troisième étude NETtendances du...

Publié le 20 Janvier 2012
Publié le 20 Janvier 2012
Marie-Claude Frenette  RSS Feed

Enquête NETendances CEFRIO

Sujets :
Léger Marketing

En 2011, l'utilisation de l'Internet comme principale source d'information chez les Québécois a doublé pour se chiffrer à 30%. Le web pourrait-il même remplacer la télévision? C'est ce que semble supposer la troisième étude NETtendances du Centre de recherche CEFRIO spécialisé en technologies de l'information et de la communication (TIC).

En quoi l'année 2011 a donc été charnière dans l'usage des TIC? «C'est principalement l'accès à la mobilité qui a changé la donne. Il faut se rappeler que les téléphones intelligents ont infiltré le marché depuis à peu près trois ans. Les gens dont le contrat se termine commencent à faire le transfert», explique Vincent Tanguay vice-président du CEFRIO.

La hausse est bien sûr marquée chez les jeunes, mais fait remarquable; la croissance a touché de manière considérable les 65 ans et plus . La popularité de la toile a grimpé de 13% chez eux.

Mon hebdo chaque jour de la semaine

Les résultats de l'étude révèlent que plus de 60 % des adultes québécois de 35 à 44 ans citent les journaux en ligne parmi leurs trois premières sources d’information.

Cette tendance touche directement la pratique de la presse écrite quotidienne, mais encore davantage le monde des hebdos. «Les gens n'attendent plus l'imprimé de la semaine et vont chercher leurs nouvelles sur Internet. Ou encore comme chez TC • Média, où les abonnés s'habituent à recevoir une infolettre dans leur courriel chaque jour», fournit-il en exemple.

Un autre phénomène aussi mis en lumière par l'enquête: pas moins de deux jeunes sur trois dont l’âge se situe entre 18 et 24 ans classent les médias sociaux (Facebook, Twitter) parmi les trois principales sources d’information.

Selon M. Tanguay, il demeure plus important que jamais pour les entreprises de presse hebdomadaire d'effectuer le virage 2.0. «Il faut trouver une manière de s'adapter et de changer nos façons de faire. Surtout, il faut inciter l'interactivité avec les internautes.»

Âge, sexe, ville

Le sondage téléphonique omnibus de Léger Marketing effectué auprès de 1000 adultes en septembre dernier a dénoté des distinctions en ce qui a trait non seulement à l'âge, mais aussi au sexe. Ainsi, on apprend que les 25-44 ans sont les plus grands consommateurs de journaux en ligne et d'actualité.

Toutefois, en comparaison aux hommes, les femmes utilisent moins l'Internet pour s’informer sur l’actualité. Celles-ci consultent en effet moins les journaux en ligne (33 % comparativement à 43,4 % chez les hommes).

Courroie de transmission

Bien que les médias sociaux fassent de plus en plus d'adeptes, ce sont tout de même les sites web d'actualité et de nouvelles qui demeurent les sources principales d'information sur Internet.

«Les gens vont plus utiliser Twitter par exemple pour consulter les liens qui les amènent vers les portails d'informations et les sites web», note M. Tanguay. Néanmoins, il remarque une nette tendance des internautes à tanguer vers une utilisation plus active de ces outils comme source directe et non pas seulement comme courroie de transition.

Le papier, un intouchable

Malgré que les stations de télévision et la presse écrite subissent un peu les revers des nouvelles technologies, Vincent Tanguay ne croit cependant pas à leur désuétude complète. «Le papier ne disparaîtra pas, car il a des caractéristiques que la tablette numérique ne peut pas offrir. Le fait de toucher un livre, de mettre un signet et de le reprendre à la page où on est rendu, etc.»

Le dirigeant du CEFRIO reconnaît que les statistiques de la presse écrite ne sont pas reluisantes (Seulement 17% des Québécois l'utilisent comme première source d'information), mais pointe le fait que c'est une donnée qui stagne.

En ce qui concerne la télévision en direct, elle ne disparaîtrait pas non plus des mœurs de sitôt. «Les stations tentent actuellement de trouver un nouveau modèle pour fidéliser leur clientèle, par exemple de créer des rendez-vous Internet durant lesquels les téléspectateurs peuvent intervenir durant une émission.»

En résumé, M. Tanguay considère que l'émergence d'Internet et du 2.0 ne devrait pas être vue comme la mise en terre de nos vieux médiums, mais plutôt comme des outils compléments que nous avons avantage à utiliser, et ce, à bon escient.

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