Ce nouveau produit pondu par le Centre de recherche en technologies langagières (CRTL) a été dévoilé en grande pompe mardi matin à l’Université du Québec en Outaouais (UQO), au terme de plusieurs mois de travail.
Le portail LinguisTech (www.linguistech.ca) est divisé en trois sections distinctes, soit la boîte à outils de technologies langagières (s’en servir), le centre de formation et de documentation (s’informer) ainsi qu’une communauté virtuelle (s’en parler). Le but? Simplifier la vie des gens de ce domaine en leur donnant accès à une foule d’outils utiles, en plus de leur permettre d’échanger entre eux à l’aide de blogues et de forums.
«C’est le fruit de plusieurs mois, voire des années de travail. Ça va engendrer des retombées économiques à travers la région et même au-delà», a lancé le président du CRTL, Yves Marleau, précisant qu’une vaste communauté pourra en bénéficier. «On veut que les gens de l’industrie communiquent entre eux. Ça va positionner l’Outaouais au centre du secteur langagier au pays», d’ajouter Alan Bernardi, directeur général.
Donald Barabé, vice-président du Bureau de la traduction, a louangé les avantages du dernier-né du CRTL, citant de récentes données au sujet du savoir humain. «En ce moment, on dit que le savoir humain double tous les sept ans. Mais d’ici 2030, certains experts disent que ce pourrait bien être tous les 72 jours», a-t-il indiqué, disant que LinguisTech revêt alors toute son importance. «La demande de traduction au Canada suit cette tendance. Elle double à chaque période de trois à sept ans. Sauf que seulement 0,5% du savoir humain est traduit», a-t-il enchaîné.
«On veut que les gens de l’industrie communiquent entre eux. Ça va positionner l’Outaouais au centre du secteur langagier au pays» - Alan Bernardi, directeur général, CRTL
Plusieurs logiciels sont intégrés à LinguisTech, dont un mémoire de traduction, des outils de localisation et un système de traduction automatique. Son aspect «nomade» (accessible n’importe où au Canada, tant à la maison qu’au bureau, à l’université ou ailleurs) risque de plaire à plus d’un, selon Mélanie Rivet, gestionnaire de projet.
On y retrouve également un logiciel de virtualisation, c’est-à-dire que l’utilisateur peut se connecter à un ordinateur virtuel lui donnant accès à une gamme d’outils de traduction électronique essentiels sans avoir besoin de les installer sur son ordinateur personnel.
L’art émergent s’invite au CRTL
Par ailleurs, le CRTL a conclu un partenariat avec le Festival de l’Outaouais Émergent (FOÉ) afin d’offrir une vitrine de choix à quelques artistes de la région du 8 au 11 septembre. Les œuvres de Maria Rosa, Martine Modéry, Louis-Alexandre Proulx-Desjardins, Jonathan Maher et Kasandra Tremblay seront exposées sur les différents étages. Le vernissage public est prévu vendredi à 16h au rez-de-chaussée du CRTL.

