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Dossier Twitter: Être ou ne pas être sur Twitter, là est la question !

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Publié le 23 Février 2011
Publié le 23 Février 2011
Bryan Michaud  RSS Feed

Dix février. L’attaquant Mike Fisher est échangé aux Prédateurs de Nashville en retour d’un choix de première ronde. Immédiatement, la communauté Twitter s’enflamme. Les élus municipaux réagissent. Le conseiller Stephen Blais parle d’une perte pour le milieu communautaire. Son collègue, Mathieu Fleury, dit espérer que les Sénateurs compteront sur un bon groupe de jeunes joueurs pour la prochaine saison. De son côté, le maire d’Ottawa, Jim Watson, souhaite bonne chance à l’ancien des Sénateurs.

Sujets :
Katherine Hobbs , Odéo , Cumberland , Ottawa , Orléans

En avril 2007, la société Odéo crée Twitter, un réseau social permettant à ses usagers d’y aller de leurs commentaires touchant différents aspects de la vie et ce, en moins de 144 caractères. Depuis ses débuts plutôt modestes, le site Internet a gagné en popularité et rivalise maintenant avec son cousin, Facebook. Véritable phénomène, il est devenu un incontournable pour quiconque touche de près ou de loin au monde des communications.

Ottawa n’échappe pas à cette réalité. Sur 22 élus, 9 tweetent de façon plus ou moins régulière. De ce nombre, on compte le maire d’Ottawa, Jim Watson, ainsi que les conseillers Stephen Blais, Katherine Hobbs, Mark Taylor, Rick Chiarelli, Tim Tierney, Mathieu Fleury, Diane Deans et Steve Desroches.

Watson tweet le plus

Parmi ces neufs élus, qui tweet le plus ? Le grand champion Twitter à l’hôtel de Ville est nul autre que le maire d’Ottawa, Jim Watson, avec 2678 tweets. Le podium est complété par le plus jeune conseiller municipal, Mathieu Fleury, avec 955 tweets, et au conseiller de Cumberland, Stephen Blais, avec 622.

Le plus haut magistrat de la Ville est également le politicien municipal le plus suivi sur Twitter, avec 3722 abonnements, devançant par beaucoup les conseillers Katherine Hobbs (905) et Mathieu Fleury (637).

«J’ai commencé le 27 juillet 2009 quand j’étais ministre pour le gouvernement provincial, raconte M. Watson. (…) Il y a des jours que je ne tweet pas, mais j’essaie, à chaque matin, de donner mon agenda pour le reste de la journée.»

«C’est une autre façon de communiquer avec la population, dit M. Watson pour expliquer sa présence sur Twitter. Je pense que la plupart des personnes qui suivent sont des personnes plus jeunes. (…) Je trouve que maintenant, au 21e siècle, c’est nécessaire pour un politicien d’avoir un compte Twitter et Facebook.»

Pour le président du comité des Technologies de l’information, Tim Tierney, Twitter permet de voir ce qui s’en vient dans l’actualité.

«J’ai commencé à être présent sur Twitter lorsque le site a commencé ses activités. Je m’en suis servi un peu plus au cours des dernières années. (…) Ça nous permet de voir les histoires avant qu’elles deviennent des histoires. (…) Au début, je m’en servais surtout pour les sujets concernant les technologies de l’information. Maintenant, c’est un des mes outils majeurs pour la politique.»

Certains politiciens sont réticents à s’inscrire sur Twitter, car un commentaire mal placé sur le réseau social peut avoir de grandes répercussions sur le travail de l’élu. M. Tierney n’est pas effrayé par cette facette.

«Je crois que tu as toujours à penser à ce que tu mets là-dessus, dit M. Tierney. Il y a certaines craintes à soulever des enjeux légaux. Si tu es en train de travailler sur le budget, tu ne veux pas trop mettre d’information à ce sujet. En général, je ne m’inquiète pas trop avec ça, je suis assez un livre ouvert et les gens m’ont élu pour ça.»

Les absents

Le conseiller d’Orléans, Bob Monette, qui n’est pas actif sur Twitter, vient tout juste de s’inscrire à ce réseau social. Il songe à devenir actif sur Twitter.

«Je vais faire partie de ça, mais je fais juste commencer, dit le conseiller municipal d’Orléans, Bob Monette. Les dossiers sur le budget, c’est ça ma priorité numéro un.»

S’il décide de sauter dans l’arène politique provinciale, le conseiller pourrait utiliser davantage le réseau social dans ses communications.

Ayant également son compte Twitter, le conseiller Rainer Bloess fait également partie du groupe ne participant à vie active du réseau social. Pour lui, ce n’est tout simplement pas une priorité.

«Je suis déjà assez occupé avec tous les courriels qui sont envoyés, dit M. Bloess. C’est déjà assez difficile de lire tous les courriels sans m’occuper avec Twitter et d’autre chose comme ça. Quand je lis les petites phrases sur Twitter, ça ne me donne pas beaucoup de chose. Ça manque de viande.»

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