Les résidents habitant la zone du 613 devront cohabiter avec un nouvel indicatif régional, le 343, à compter du 17 mai 2010.
Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a jugé en septembre 2008 qu’il était rendu nécessaire d’aller dans ce sens pour offrir suffisamment de numéros dans cette région qui s’étend de la frontière québécoise à Brighton, au sud-ouest, et à Petawawa, au nord-ouest.
La porte-parole de l’Alliance des télécommunicateurs (qui regroupe notamment Bell, Vidéotron, Rogers et Telus), Lucie Papineau-Pugliese, a rappelé qu’il fallait agir pour répondre à l’utilisation sans cesse croissante de nouveaux outils de communication.
«Depuis quelques années, il y a de plus en plus de demandes pour de nouveaux numéros de téléphone pour desservir les services sans fil Internet et pour répondre aux nouveaux fournisseurs de services téléphoniques qui ont besoin de banques de numéros. Tous ces facteurs font en sorte que la réserve de numéros sera bientôt saturée», a-t-elle souligné.
Ce nouvel indicatif offrira deux fois plus de numéros qu’avant sans pour autant changer les habitudes des consommateurs qui ont déjà un contrat de service téléphonique, puisque l’indicatif 343 sera surtout offert aux nouveaux appareils cellulaires.
«Il n’y a pas de changement pour les clients, ceux qui ont un numéro dans le 613 (vont le garder). Ce sont seulement ceux qui font une nouvelle demande de téléphone qui pourraient recevoir le 343 après le mois de mai 2010», a souligné Mme Papineau-Pugliese.
Les fournisseurs continueront à émettre l’indicatif actuel tant et aussi longtemps qu’il restera des numéros disponibles, même après le mois de mai.
La porte-parole assure aussi qu’il est plus simple d’ajouter un nouvel indicatif que de changer l’ensemble des numéros d’une région donnée, puisque les résidents ont désormais l’habitude de composer le 613.
«On s’est aperçu qu’avec la croissance exponentielle, ce serait plus compliqué de diviser les régions, parce que d’une part, on affecte une partie des clients. Il y a aussi des coûts importants reliés à changer l’indicatif de certains clients. On parle de papeterie et de bases de données pour les entreprises. C’est très compliqué et très coûteux», a précisé Mme Papineau-Pugliese.
Le territoire des appels locaux et des interurbains sera le même et les numéros à trois chiffres, comme le 311 et le 911, ne seront pas touchés par ce changement.

