Noël nous rappelle qu’en prenant notre humanité, Dieu poursuivait son plan de salut. Et lorsqu’il a quitté ce monde pour retourner au Père, le Christ a voulu que les prêtres poursuivent sa mission de salut dans l’Église. Le paradoxe divin est que Dieu choisit des êtres humains, faibles et fragiles, pour continuer aujourd’hui la mission de Jésus dans le monde.
L’épître aux Hébreux nous rappelle que dans le Christ «nous n’avons pas, en effet, de grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses; il a été éprouvé en tous points à notre ressemblance, mais sans pécher.»
En continuant, l’auteur décrit le prêtre humain comme «établi en faveur des hommes pour leurs rapports avec Dieu. Il est capable d’avoir de la compréhension pour ceux qui ne savent pas et s’égarent, car il est, lui aussi, atteint de tous côtés par la faiblesse et, à cause d’elle, il doit offrir pour lui-même aussi bien que pour le peuple, des sacrifices pour les péchés» (Hébreux 4, 15-5, 3).
Ces dernières années, nous sommes devenus très conscients de la faiblesse et du péché des prêtres. Cela peut nous faire hésiter à avoir recours à leur ministère. Quelle perte, alors, pour nous et pour eux!
Au lieu de vous écarter, j’invite tous les fidèles de l’Archidiocèse à accueillir le sens de Noël et à célébrer l’Année des Prêtres par une confession individuelle en 2010, et à porter déjà dans votre prière le prêtre qui vous signifiera le pardon de Dieu.
Pour certains, ça sera la première célébration du sacrement de réconciliation depuis plusieurs années, peut-être même des décennies. Si vous avez besoin d’assistance, le prêtre que vous irez voir sera très heureux de vous aider.
Nous sommes convaincus que les effets d’une expérience sacramentelle de la paix de Dieu, dans le confessionnal ou la salle de réconciliation, peut apporter des bénédictions au pénitent comme au prêtre.
L’évènement de la naissance de Jésus illustre très nettement, c’est que «Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle» (Jean 3, 16). Cette vérité devient réalité dans l’absolution du prêtre donnée par le Christ à travers son frêle représentant humain : elle efface nos péchés.
Il est impossible qu'entendre les confessions et accorder le pardon du Seigneur ne touchent pas le coeur du prêtre et lui rappelle sans cesse son désir, au moment de son ordination, de vivre comme agent de la miséricorde de Dieu.
À Bethléem, il y a des siècles, les anges ont annoncé aux bergers la nouvelle qu’un sauveur – celui qui devait enlever leurs péchés et les réconcilier avec Dieu – se trouvait dans un nouveau-né couché dans une mangeoire.
Les bergers ont été tellement remués par leur rencontre avec le Christ Enfant qu’ils l’ont raconté à tous ceux qu’ils croisaient. Ceux-ci furent émerveillés et dans l’admiration lorsqu’ils entendirent «ce que leur disaient les bergers» (Luc 2, 18).
Que notre rencontre avec la douceur de l’amour du Christ qui pardonne dans le sacrement de réconciliation nous aide à tendre la main vers ceux et celles qui cherchent la paix avec Dieu.
Le Saint-Père proclamera bientôt le Curé d’Ars, saint Jean-Marie Vianney, patron universel des prêtres, diocésains et religieux. Ce faisant, le Pape a l’intention de souligner comment le ministère d’entendre les confessions renouvelle l’Église. Qu’il en soit ainsi pour notre Église d’Ottawa!
Ma prière, et celle de mes frères prêtres, est que la paix et la joie de Noël soient vôtres en cette sainte saison et pendant toute l’Année nouvelle. Joyeux Noël!
Message de Noël de l’archevêque d’Ottawa
Au moment de célébrer la naissance de Jésus, nous nous souvenons qu’en juin dernier le Pape Benoît XVI a proclamé une Année des Prêtres qui prendra fin à la fête du Sacré-Coeur de Jésus 2010 (11 juin).
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