Attention à la généralisation!
Je vous écris en réaction aux réflexions de M. Gérald Poulin qui ont été publiées dans L’Express du 26 février dernier.
Vous parlez des jeunes qui ne savent plus ce qu’est le Mercredi des Cendres… Ce n’est pas le cas des élèves de l’École Le Petit Prince et du Collège Catholique Samuel-Genest qui ont eu droit, ce jour-là, à une célébration eucharistique, à une période de recueillement et à la distribution des cendres à l’école… Je ne nomme que ces deux écoles-là, mais il y en a sûrement plusieurs autres qui ont souligné auprès de leurs élèves le début du Carême. Sans compter tous les jeunes qui sont allés à l’église en soirée lors du Mercredi des Cendres. Je peux dire que la Cathédrale Notre-Dame ainsi que les églises Saint-Patrick, Sacré-Cœur et Notre-Dame-de-Lourdes étaient remplies et, je me dois de le souligner, avec une forte proportion de jeunes.
Il n’est pas nécessaire de réinventer le Carême, car il est toujours très vivant pour plusieurs d’entre nous. Il y a encore des gens qui vivent le vrai Carême, comme vous le dites. Il y a encore des gens qui prennent des résolutions. Il y a encore des gens qui jeûnent. De fait, il y a encore des gens qui vivent les trois piliers du Carême que sont le jeûne, la prière et le partage.
Si vous trouvez que l’on manque de solennité, allez marcher avec les gens qui feront le chemin de croix dans les rues d’Ottawa, le matin du Vendredi Saint, de l’église Saint-Patrick à la Cathédrale Notre-Dame. Allez assister à l’office du Vendredi Saint à la Cathédrale Notre-Dame ou à la présentation de la Passion à l’église Annonciation of our Lord. Ce ne sont que quelques exemples qui pourront, je l’espère, vous inspirer.
Bref, je crois qu’il faut faire attention aux généralisations. La pratique religieuse est encore bien vivante. Allez faire un tour dans les églises catholiques d’Ottawa : elles ne sont pas vides.
Joyeuses Pâques!
P.S. : Il y a encore de l’eau bénite dans les bénitiers des églises que je fréquente.
