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Fermeture possible d’églises catholiques francophones à Ottawa

Karine Régimbald
Publié le 22 Octobre 2008
Publié le 18 Février 2010
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Abbé Berniquez : «Il faut faire l’église autrement»

Sept églises des secteurs Vanier et Overbrook sont menacées de fermeture en raison de la baisse démographique des francophones au centre-ville d'Ottawa. L'Archidiocèse doit donc procéder à une réorganisation des lieux de culte sur son territoire.

Sujets :
église Sainte-Marie d’Orléans , Ottawa , Archidiocèse d’Ottawa

Depuis le début de l’automne, l’Archidiocèse d’Ottawa a entrepris une étude afin de mesurer le coût de plusieurs édifices sous sa responsabilité. Ainsi, le nombre de fidèles, les coûts liés au chauffage et à l’entretien des bâtiments et les revenus générés par les églises seront pris en compte pour considérer la fermeture de certains lieux de culte. «Ce sont les changements démographiques qui nous poussent à agir de la sorte. Il y a trop de paroisses et trop d’églises pour le nombre de francophones, explique le vicaire épiscopal coordonnateur de la pastorale des secteurs francophones du diocèse, l’abbé Daniel Berniquez. Tu marches cinq minutes, tu vois une église. Tu marches un autre cinq minutes et tu en as une autre», ajoute-t-il.

Selon M. Berniquez, le nombre de bâtiment ne correspond plus à la réalité actuelle. «Les églises ont été construites à une époque où les gens devaient marcher pour se rendre à la messe, donc les églises étaient toutes rapprochées les unes des autres», souligne-t-il.

Dans une lettre envoyés aux paroissiens, l’archevêque se dit conscient des liens affectifs qui unissent certains fidèles aux églises de leur paroisse, mais que «des paroisses doivent fermer leurs portes». «C’est certain que ça affecte des gens, mais il faut le faire, affirme l’abbé Berniquez. J’ai travaillé auparavant comme curé à l’église Sainte-Marie d’Orléans, il y avait 1000 personnes qui venaient chaque fin de semaine Ici, ce sont seulement 75 personnes qui y viennent», soutient-il. À son avis, il faut regrouper ses forces et regarder vers l’avenir. «J’ai 41 ans, ce n’est pas ma génération qui fait vivre les églises, mais celle de mes parents. Il faut faire l’église autrement », avance-t-il.

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