Cette situation inquiète largement l'Association des infirmières et infirmiers de l'Ontario (AIIO), qui craint que ces licenciements ne privent les patients de services adéquats nécessaires à leur rétablissement.
"Ces compressions auront une incidence importante sur les soins que nous prodiguons, a affirmé Linda Haslam-Stroud, présidente de l'AIIO. Nous assisterons à une augmentation de la morbidité et de la mortalité chez les patients qui devront se passer de l'expertise et des compétences des infirmières autorisées", a-t-elle ajouté.
Selon les estimations du syndicat, ce sont près de 300 000 heures de soins qui seront enlevés chaque année et ce, au grand dam des patients. "Des études ont révélé que les risques de complications et de décès augmentent de sept pour cent chaque fois qu'on ajoute un patient à la charge de travail moyenne d'une infirmière autorisée. C'est une tragédie de voir que les hôpitaux font courir des risques aux patients afin d'équilibrer leur budget, et ce, au détriment des infirmières et des soins aux patients", a soutenu la présidente de l'AIIO par voie de communiqué.
La direction du centre hospitalier d'Ottawa allègue, pour sa part, qu'elle doit être rentable. Au lieu de parler de congédiement, elle invoque une réorganisation de ses effectifs. Selon elle, plus de 42 postes qui figurent au nombre des abolitions sont des postes vacants.
De plus, la direction soutient que la plupart des employés vont être en mesure de se repositionner dans l'hôpital puisque plusieurs postes sont disponibles à l'interne.
Abolition majeure de postes à l'Hôpital d'Ottawa
Exergue
L'Hôpital d'Ottawa a décidé de couper quelques 175 postes de son personnel infirmier pour équilibrer son prochain budget. Cette nouvelle est arrivée comme un véritable coup de masse dans l'unité des soins infirmiers de l'hôpital alors que certaines infirmières œuvraient depuis plus de 20 ans dans l'organisation.
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