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Les francophones hors Québec continuent à utiliser le français au travail

Les francophones hors Québec continuent à utiliser le français au travail

Les francophones hors Québec continuent à utiliser le français au travail

Vanessa Racine
Publié le 28 Janvier 2010
Publié le 21 Avril 2010
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Les deux tiers des francophones hors Québec, soit 66%, utilisent le français au travail, selon les données du recensement de 2006. C’est un point de pourcentage de plus que lors du précédent recensement, cinq ans plus tôt. Les anglophones sont aussi de plus en plus nombreux à utiliser le français au travail.

Sujets :
RDÉE Canada , Québec , Canada , Ontario

C’est ce qui ressort d’une étude commandée par le Réseau de développement économique et d’employabilité (RDÉE) du Canada, qui voulait connaître la vitalité du français dans les milieux de travail au pays.

Les statistiques ont été calculées à partir du nombre de francophones disant utiliser majoritairement ou régulièrement le français au travail. «On a calculé le nombre de gens utilisant régulièrement le français au travail, pas seulement lors des pauses, entre collègues, explique François Dumaine, responsable de la recherche. C’est pour ça qu’il est intéressant de constater qu’on a quand même un nombre significatif de francophones qui utilisent leur langue au travail.» À l’extérieur du Québec, ce sont les Acadiens du Nouveau-Brunswick qui utilisent le plus le français au travail, dans une proportion de 93%. Les autres provinces maritimes, l’Ontario, le Manitoba et les trois territoires permettent à 50% de leurs francophones d’utiliser le français au travail. Pour ce qui est des autres provinces de l’Ouest, ce sont le tiers des francophones qui peuvent utiliser leur langue au travail.

Mais ce qui ressort le plus de l’étude, c’est qu’un quart de million d’anglophones hors Québec utilisent régulièrement le français au travail, 50 000 d’entre eux disant qu’il s’agit de la langue qu’ils utilisent le plus dans le cadre de leurs activités professionnelles. «C’est un nombre considérable, affirme François Duhaime. Ce qui est intéressant, c’est qu’avant le recensement de 2001, il n’y avait aucun moyen de connaître l’utilisation du français au travail. Il y avait beaucoup de spéculation, mais c’était peu documenté. Donc on a été étonné après le recensement de 2001 de constater que deux tiers des francophones hors Québec utilisaient leur langue, et il est encore plus intéressant de voir que ça se maintient.»

Les données du recensement indiquent aussi les secteurs de l’industrie où le français est le plus utilisé. Si les francophones n’ont pas de difficulté à travailler dans leur langue dans les domaines de l’administration publique ou de l’enseignement, il est plus difficile de le faire dans les services publics ou les domaines touchant à l’extraction minière ou pétrolière, par exemple.

Finalement, les femmes francophones sont plus nombreuses à utiliser la français au travail que les hommes, tandis que les jeunes francophones actifs âgés de 20 à 44 ans utilisent davantage leur langue dans leur profession que leurs aînés.

Pour la directrice des communications du RDÉE Canada, Karine Silva, de tels chiffres sont encourageants. «On se bat tous les jours pour la survie du français, mais c’est motivant de voir que de nombreux francophones font l’effort à tous les jours d’utiliser leur langue dans le cadre de leur travail. Ça démontre que le français a encore sa place au pays», indique-t-elle.

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