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L’été pourrait être long dans Prescott-Russell

Publié le 13 Janvier 2009
Publié le 18 Février 2010
Sujets :
Ontario , Parc Calypso , Canada

Les intervenants du milieu touristique de Prescott-Russell auront fort à faire au cours des prochains jours. Ils devront se creuser les méninges afin d’attirer les touristes chez nous. Sinon, l’affluence risque d’être encore plus faible que celle de l’an dernier dans la région «sur laquelle le soleil se lève en Ontario».

Les retards accumulés dans les travaux du parc Calypso n’ont pas vraiment pris personne par surprise. Il s’agit d’un projet d’envergure, qui nécessite plusieurs étapes complexes de réalisation.

Toutefois, pour une foule de raisons, de grands espoirs étaient fondés aux Comtés unis de voir les premiers touristes franchir les tourniquets du parc dès juin prochain. Et pas seulement aux Comtés : propriétaires de gîtes, restaurateurs, artisans, antiquaires, organisateurs de festivals. Bref, tous ceux qui attendront à bras ouverts les touristes cet été avaient eux aussi les doigts croisés, espérant la manne de visiteurs dès que les premiers rayons de chaleur se pointeront.

Mais sans le plus grand parc aquatique au Canada, seront-ils au rendez-vous, ces touristes?

Calypso aurait été, lors de cette saison estivale 2009, le catalyseur capable d’attirer les gens dans Prescott-Russell pour plus de quelques heures – pour autre chose, donc, qu’un simple arrêt en route vers Ottawa ou Montréal. Ce catalyseur, maintenant, on le prend où? L’écho d’un peuple. aurait pu être cet élément rassembleur encore cet été, comme il l’a été lors des dernières années. Ce projet communautaire, en plus de rassembler des bénévoles des quatre coins des comtés, aurait pu contribuer à faire la promotion de la région.

Déjà, les idées proposées au cours des dernières années commençaient à voir le jour : le concept des soupers-spectacles, les artisans de L’écho, les tournées dans les écoles pour promouvoir la mégaproduction tout en impliquant les élèves. Toutes des idées novatrices, capables de développer le projet et le pousser vers la maturité.

Mais avec un déficit estimé à 400 000$, il ne faut pas se mettre la tête dans le sable. L’écho ne sera pas de retour cet été.

Certes, l’été dernier a été pluvieux. D’accord, la ville de Québec a attiré un flux plus imposant qu’à l’habitude de touristes, en raison du 400e anniversaire de la naissance du fait français en Amérique.

Assez, avec les excuses! Ça fait plus d’un an que la direction est fortement critiquée, tant par les élus que par les citoyens. Il est temps que les choses changent, pour le bien de l’organisme, mais aussi pour le bien de l’ensemble du secteur récréotouristique des Comtés unis.

La saison 2008 de L’écho a bien mal démarré. Après avoir fait planer le doute sur la survie du spectacle de la Ferme Drouin, les administrateurs ont joué au chat et à la souris avec les Comtés unis. Après plusieurs semaines de querelles et de questionnements, deux constats sont apparus clairs aux yeux de la population, à l’aube de la saison dernière.

Premièrement, L’écho d’un peuple représente une idée originale, qui nous distingue, et qui crée certainement un engouement chez les touristes. Il s’agit d’un concept à développer, à améliorer et à intégrer dans une stratégie touristique globale, pour l’ensemble des Comtés unis. En raison des retombées monétaires, mais aussi en raison de la fierté que cet événement apporte aux nombreux bénévoles impliqués.

Deuxièmement, si l’administration avait été honnête avec elle-même et auprès de la population, elle aurait accepté des changements majeurs à la direction. Critiqué de toutes parts, François Désormeaux a plutôt choisi de s’accrocher. Des décisions prises derrière des portes closes, surtout lorsqu’autant d’argent public est impliqué, ne sont jamais bien populaires aux yeux des contribuables.

Il a avoué du bout des lèvres que les réunions de son groupe étaient très peu documentées, tout en affirmant du même souffle vouloir la survie à long terme du mégaspectacle.

Aujourd’hui, alors que la situation économique internationale se détériore et avec la mort annoncé de L’écho, c’est la survie de l’ensemble de l’industrie touristique de la région qui est compromise.

Les bonzes du tourisme de Prescott-Russell devront redoubler d’ardeur pour trouver une alternative à L’écho et à Calypso. Sinon, l’été qui s’en vient pourrait bien être catastrophique pour ceux qui vivent de cette industrie.

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