«À la question brûlante, en ces jours de grand ébranlement, ‘que devons-nous faire face à une catastrophe sans précédent?’, la réponse la plus immédiate, et certainement la plus prometteuse, est de témoigner, par nos paroles et par notre action, d’une solidarité inébranlable.»
C’est en ces mots que la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, a entamé son allocution lors de l’ouverture du Symposium international «Haïti aujourd’hui, Haïti demain : regards croisés», présenté mardi et mercredi à l’Université d’Ottawa.
Devant notamment des chercheurs et représentants d’organismes humanitaires et de gouvernements, Mme Jean a fait référence au séisme meurtrier du 12 janvier dernier en parlant «d’un coup presque fatal à l’espérance, qui est depuis toujours une règle de vie dans ce pays de toutes les misères».
«L’espérance, même quand elle ne tient qu’à un fil, même quand ce fil continue de s’user, sans pourtant se rompre», a repris la représentante de la Reine.
Mme Jean a dit souhaiter «que la reconstruction d’Haïti se pense et se réalise comme une mise à l’épreuve de la capacité de faire triompher la solidarité : pour le bien commun avant les intérêts personnels ou particuliers.»
Pour ce faire, elle a mentionné trois pistes cruciales, selon elle, soit l’utilisation de l’éducation comme vecteur de développement, l’intégration des régions au plan national de reconstruction ainsi que l’engagement des jeunes dans cette tâche titanesque.
«Si nous continuons à absorber le choc avec le même esprit manifeste de solidarité des premiers jours, le temps est maintenant venu, et je vous invite à être de ce temps, de contribuer à relever un pays entier des décombres et, selon la formule lumineuse du Plan d’action pour le relèvement et le développement national d’Haïti, ‘d’inverser la spirale de vulnérabilité’», a-t-elle ajouté.
Organisé par l’École de développement international et de mondialisation (ÉDIM) de l’Université d’Ottawa, le symposium visait à favoriser un dialogue entre des acteurs de divers horizons, incluant gouvernements, agences de coopération, organisations non gouvernementales, universités et communauté haïtienne. (S.J.)
