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Un pan méconnu de la deuxième guerre mondiale abordé dans Le Chenil

Un pan méconnu de la deuxième guerre mondiale abordé dans Le Chenil

Un pan méconnu de la deuxième guerre mondiale abordé dans Le Chenil

Publié le 11 Février 2010
Publié le 21 Avril 2010
Kristina Brazeau  RSS Feed

Patrice Robitaille publie un roman jeunesse dont l’action se déroule alors que le Canada accueillait des milliers de soldats allemands capturés

Originaire du village ontarien d’Espanola qui a accueilli l’un des 40 camps d’emprisonnement pour les soldats allemands au Canada, l’auteur Patrice Robitaille a souhaité raconter l’histoire de son village – avec l’histoire fictive d’un jeune orphelin en trame de fond – dans Le Chenil, son dernier roman publié aux Éditions L’Interligne.

Sujets :
Canada , Europe , États-Unis

«C’est une histoire que je traîne avec moi depuis mon enfance. Quand j’étais enfant, j’étais émerveillé de voir qu’il y avait plus de 1000 soldats dans mon village, c’était le camp #21», évoque-t-il.

Ces camps de prisonniers de guerre répartis à travers le pays entre 1940 et 1946 ont accueilli environ 35 000 soldats allemands capturés lors des opérations des forces alliées.

M. Robitaille a découvert l’histoire à travers l’un de ses professeurs du secondaire qui avait documenté l’histoire du village et écrit quelques paragraphes sur cette époque. Il a par la suite poursuivi ses recherches pour faire connaître davantage ce pan de l’histoire de son village et du Canada qui est encore trop peu connu à son avis. «Ça fait très étrange quand tu es un enfant au Canada de savoir qu’il y a des prisonniers Allemands surtout quand tu connais ce qui s’est passé en Europe avec les camps de concentration et l’élimination du peuple juif. Ça me faisait bizarre de savoir qu’il y avait des Allemands chez nous», indique l’auteur. «Bien souvent les Allemands étaient appelés à contribuer à la vie communautaire puisque les jeunes canadiens étaient partis à la guerre donc il y avait des choses à faire fonctionner. Certains ont été appelés à travailler dans nos usines et ça c’est une partie de l’histoire que personne ne connait et qui doit être connue. C’est un peu pour ça que j’ai voulu faire cette histoire», poursuit-t-il.

En parallèle, l’histoire de Simon Dubreuil, un jeune orphelin confié à son oncle et sa tante qui sont alcooliques et violent, est racontée. Celui-ci est contraint d’accomplir les travaux les plus ingrats sur la ferme. Avec sa cousine, il s’aventurera du côté du Camp où une amitié muette s’installera entre eux et un officier. «J’ai inventé le personnage de Simon pour montrer aux enfants qu’on a pas besoin d’être un soldat pour faire du mal», indique-t-il.

Ce roman jeunesse est une deuxième publication pour l’auteur qui a aussi publié un livre en anglais à compte d’auteur aux États-Unis intitulé The Hippopotamus in the Rain. Écrivant habituellement en français, il a choisi d’écrire ce livre qui touche la question des minorités linguitiques au Canada, spécialement la francophonie hors Québec, en anglais «pour que les anglophones puissent comprendre qu’est-ce que c’est être minoritaire dans un pays».

Ce livre est disponible au www.amazon.com tandis que Le chenil est disponible en librairie.

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