Le 8 mars, le groupe quittait Ottawa et s’envolait vers la Jamaïque pour un périple inoubliable. Durant dix jours, les jeunes ont construit deux maisonnettes, ont côtoyé des personnes âgées et des enfants abandonnés. Comme l’indique bien le nom de leur organisme, ils ont tenté d’insuffler un peu d’espoir à des Jamaïcains vivant dans des conditions de grande pauvreté.
Sept adultes accompagnateurs, 12 filles, 2 gars, voilà la composition du groupe. «Les gars jamaïcains étaient très surpris de voir qu’on était capable de clouer», raconte avec humour l’une des participantes, Christine Leduc.
Impliqués à titre d’accompagnateurs depuis 1997, Pam et Mark O’Donoughue, ce dernier, un ancien enseignant à Garneau, n’ont pu s’empêcher de participer au projet encore une fois cette année, bien qu’ils n’aient seulement cédé à la tentation qu’en février dernier, soit un mois avant le grand départ. «C’est une part intégrante de notre vie», explique Mme O’Donoughue.
Près de deux semaines plus tard, c’est le retour à la réalité : à l’école qui reprend son cours, mais aussi à de l’eau potable et à de l’électricité accessible avec à peu près aucun effort. «Ça change ta vision sur la vie. On apprécie plus les petites choses», soutient Sabrina Lekadir. Pour Amélie Brown, ce voyage lui a ouvert les yeux face à la pauvreté et à son propre mode de vie, tandis que Patrick Vienneau affirme qu’il l’a amené à remettre ses valeurs en question.
Pour l’organisateur de Jeun’Espoir Jamaïque, André Clermont, enseignant à Garneau, le but premier du projet s’inscrit dans une mission éducative. Selon lui, il est encore tôt pour mesurer précisément la portée de cette aventure sur les jeunes participants.
Afin de partager leur expérience en mots et en images, les membres de Jeun’Espoir Jamaïque présenteront un diaporama entrecoupé de témoignages sur leur voyage, le 25 avril à 19 h, à l’école Garneau. Selon André Clermont, ce sera une façon pour les proches des participants de mieux comprendre ce que ces derniers ont vécu, en plus de remercier la communauté qui a été «tellement généreuse» à l’égard du groupe.
Relâche scolaire hors de l’ordinaire
Un groupe d’Ottawa fait souffler une brise d’espoir sur la Jamaïque
Parcourir des milliers de kilomètres par la voie des airs afin de prendre part à un voyage humanitaire dans les Antilles, ce n’est pas ce qu’il y a de plus commun comme relâche scolaire quand on a 16 ans. C’est pourtant l’option qu’ont privilégiée les 14 élèves participants de l’École secondaire catholique Garneau, impliqués dans Jeun’Espoir Jamaïque. Retour sur leur aventure.
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