La Police provinciale de l’Ontario (PPO) avec des partenaires a passé en revue le programme de l’alerte Amber et propose quelques recommandations afin de l’améliorer.
La PPO avait choisi de revoir le système à la suite du meurtre de la petite Victoria Stafford l’été dernier.
Pour déclencher une alerte, la police devait avoir des raisons de croire à un enlèvement, que la vie de l’enfant soit en danger et avoir des informations sur le ravisseur ou le véhicule.
La PPO n’avait pas déclenché d’alerte Amber lors de l’enlèvement de Victoria Stafford parce que les critères ne correspondaient pas. Son corps a finalement été retrouvé trois mois après sa disparition, le 19 juillet dernier. Deux personnes font face à des accusations de meurtre prémédité.
À la suite de la revue, la PPO a nommé un coordonnateur spécialement affecté au programme d’alerte Amber qui aura pour but de mettre en œuvre les recommandations formulées.
Les critères pour déclencher une alerte Amber ont été modifiés selon les lignes directrices. Désormais, l’alerte Amber pourra être déclenchée si un organisme d’application de la loi croit qu’un enfant de moins de 18 ans a été victime d’enlèvement, que l’enfant est en danger ou qu’il y a des renseignements au sujet de l’enfant, du ravisseur et/ou le véhicule qui porte à croire que la diffusion de l’alerte aidera à trouver l’enfant.
«Une alerte AMBER peut s'avérer un outil précieux lorsqu'il s'agit de trouver un enfant victime d'enlèvement. La Police provinciale et tous nos partenaires du programme AMBER Alert sont décidés à améliorer ce programme le plus possible. La responsabilité primordiale d'une société consiste à protéger ses enfants», a affirmé Julian Fantino, commissaire de la Police provinciale et instigateur de l'examen. (K.B.)

