Cette année encore, une cinquantaine d’étudiants de l’École de gestion Telfer de l’Université d’Ottawa (U d’O) ont participé à la campagne «Le Niger, c’est notre affaire!» dans le but de venir en aide à ce pays, qui, selon le dernier rapport des Nations Unies sur l’indice de développement humain, se classe au dernier rang mondial.
Depuis que le projet a pris son envol en 2005, plus de 40 000$ en argent ont été amassés, et un demi million $ en équipement médical ainsi que des milliers de dollars d’équipements de radiodiffusion pour l’École de journalisme du Niger ont été envoyés dans ce pays d’Afrique. Des livres de gestion ont aussi été remis à l’Université du Niger, notamment.
Cette année, les étudiants de l’École de gestion Telfer se sont attaqués à un nouveau problème, l’éducation des jeunes filles, seulement 20% d’entre elles ayant accès à l’éducation.
Les étudiants ont donc mis en place un plan de marketing pour accroître le taux de scolarisation de ces jeunes filles. Un partenariat a aussi été établi avec une radio communautaire de l’Université du Niger pour diffuser la campagne de sensibilisation.
«Un blogue a été créé et un site Web [a été mis en place] où on retrouvera des témoignages de la part de jeunes nigériennes. Nous allons aussi projeter des images géantes sur des murs du centre-ville pour sensibiliser la population», a indiqué un étudiant lors du lancement de la campagne, la semaine dernière.
Alors que les scandales financiers augmentent de plus en plus au pays, l’enseignant responsable du projet, Guy Laflamme, a mis en place «Le Niger, c’est notre affaire!» pour éviter que ses étudiants se retrouvent au milieu de tels scandales.
«Le mandat du projet est de former de futurs gestionnaires avec une conscience éthique et sociale et qu’ils comprennent l’importance de l’implication sociale des entreprises et aussi de contribuer dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la démocratie au Niger», indique M. Laflamme.
Le projet est né, il y a cinq ans, au moment où le scandale des commandites a éclaté. L’enseignant s’était alors mis à la recherche d’une cause humanitaire à laquelle ses étudiants pourraient contribuer.
«À ce moment, le Niger était confronté à une crise humanitaire. J’ai lancé l’idée à mes étudiants et c’est la première fois en carrière que j’ai reçu une ovation debout!», indique-t-il.
Depuis ce temps, les étudiants au baccalauréat sont appelés à travailler sur le projet.
M. Laflamme s’est rendu à deux reprises au Niger depuis les débuts du projet en compagnie d’étudiants pour aller constater sur les lieux que les matériaux envoyés avaient été bien reçus.
Plusieurs activités de financement se déroulaient dans la région d’Ottawa-Gatineau jusqu’à aujourd’hui (jeudi). Des groupes d’étudiants étaient postés dans des zones piétonnières achalandées afin de recueillir des dons. Avec l’argent qui sera recueilli, l’équipe du projet compte aller chercher une subvention plus importante de la part du gouvernement fédéral de l’ordre de 100 000$.
Pour visiter le blog ou faire un don en ligne, les personnes intéressées peuvent visiter le adm3721.skyrock.com ou le www.fondsannuel.uOttawa.ca/dons/niger .
