Quand le jeu compulsif mène au pont Jacques-Cartier



Quand le jeu compulsif mène au pont Jacques-Cartier

Quand le jeu compulsif mène au pont Jacques-Cartier

Publié le 25 Avril 2008
Publié le 18 Février 2010
Kristina Brazeau RSS Feed

Les élèves de la 11e et 12e année du Collège catholique Samuel-Genest ont reçu la visite d'un invité sur roulettes, pour les sensibiliser aux dangers du jeu compulsif.

Sujets :
Loto-Québec , Centre international d'étude sur le jeu , Université McGill , Pont Jacques-Cartier

En effet, le conférencier invité, Did Tafari Belizaire, se déplace maintenant en fauteuil roulant, après avoir échappé à la mort en sautant du pont Jacques-Cartier, après avoir tout perdu au casino.

Ce dernier a passé près d'une année de sa vie à l'hôpital pour se soigner, et c'est à ce moment qu'il a décidé de se prendre en main et de donner des conférences pour les jeunes. «Je voulais partager ce qui m'est arrivé et ne pas rester comme ça et regarder All My Children et One Life to Live

Selon lui, le fait de se poster devant Loto-Québec ne ferait pas avancer les choses non plus, c'est pourquoi il a choisi de parler aux jeunes, les adultes de demain.

Ce dernier a vécu avec une boule dans la gorge pendant près de 20 ans et tente maintenant, par tous les moyens, d'inciter les jeunes à en parler à un professeur, un ami ou un intervenant pour se départir de cette boule.

M. Belizaire est heureux de constater qu'il commence à y avoir de la publicité et de la prévention sur le sujet et blâme son imbécillité pour ne pas avoir été en chercher lui-même.

L'organisatrice de l'événement, l'animatrice en pastorale Thérèse Desautels, a choisi de sensibiliser les jeunes au jeu compulsif devant la popularité du poker auprès des jeunes. «Le poker est de plus en plus à la mode auprès des jeunes. Nous sommes aussi à proximité d'un casino et les jeunes sont attirés par la loterie.»

Lorsqu'interrogé par un élève s'il avait depuis eu l'envie de jouer à nouveau, il a été catégorique. «À tous les matins quand je me lève, je sais que ce n'est pas un accident de travail ou que je me suis fais passer dessus, je sais que c'est de ma faute et (l'épisode) du pont a été comme une thérapie pour moi. Je n'ai jamais eu envie de rejouer après.»

M. Belizaire était accompagné d'Isabelle Martin, du Centre international d'étude sur le jeu et les comportements à risque chez les jeunes, de l'Université McGill. «Les jeux d'argent sont véhiculés comme des activités sociales inoffensives, mais 8 % de la population a un problème de jeu alors c'est important de montrer aux jeunes quels sont les signes et les conséquences», indique Mme Martin.

«Les jeux d'argent sont véhiculés comme des activités sociales inoffensives, mais 8 % de la population a un problème de jeu.» - - Isabelle Martin, chercheuse à l’Université McGill

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