Un jour, une cliente s’effondre en larmes dans mon bureau, en disant : «Je suis mariée depuis 10 ans et j’ai trois enfants. Je n’en peux plus, je veux me séparer. Il n’est pas question que mon mari puisse voir les enfants. Il est un mauvais père, il ne m’aide pas à les élever, il est souvent parti de la maison. Mes enfants ne veulent plus de lui. De toute façon, les enfants peuvent grandir très bien sans lui. Je suis capable de leur offrir tout ce dont ils ont besoin.» Voici une situation trop fréquente qui arrive dans le cas de la déchirure d’un couple. Le couple ne fonctionne plus, il n’y a plus de communication. On veut à tout prix se venger, punir notre partenaire, et alors les enfants deviennent des boucs émissaires. On les implique dans des situations que seulement les adultes peuvent et doivent régler. On les pousse à faire des choix, sans penser à leur fragilité et à leur innocence. On se pose souvent la question : quoi faire avec les enfants quand notre couple est à la dérive? Est-ce qu’on continue une relation de couple difficile, pour que les enfants grandissent avec une mère et un père? Est-ce qu’on se sépare et on prive les enfants d’un de ses parents? La question n’est pas facile. Des psychologues, spécialisés dans la psychologie de l’enfant, ont fait de nombreuses recherches pour étudier l’impact de la séparation sur les enfants de tous âges. Les résultats sont intéressants, mais pas déterminants. Il n’y a pas de solution miracle, comme il n’y a pas de réponse à toutes les questions. Une chose est certaine : sauf circonstances très spéciales, les enfants ont besoin des deux parents pour pouvoir grandir et se développer psychologiquement et émotionnellement. Comment concilier séparation et garde des enfants? Dans le processus décisionnel, les cours regardent, avant tout autre aspect, le meilleur intérêt de l’enfant. C’est le concept de base dans toute décision concernant la garde des enfants. En tant que parents, notre devoir est de s’assurer que le meilleur intérêt de nos enfants prime dans toutes nos décisions. On laisse de côté nos rancunes, nos colères, nos malentendus et on veille à ce que la séparation ait le moindre impact sur la vie de nos enfants. C’est dans le meilleur intérêt de l’enfant d’avoir une relation harmonieuse et saine avec les deux parents. Sachez que dans certaines circonstances, quand on a de la difficulté à s’entendre sur la garde d’un enfant, ou que l’enfant donne des informations contradictoires, la cour peut ordonner qu’un avocat du Bureau de l’avocat des enfants soit nommé. Cet avocat aura le mandat de préparer un rapport concernant les préférences de l’enfant, après avoir rencontré les deux parents séparément, ainsi que l’enfant. Si vous êtes le parent gardien, n’empêchez pas les enfants de visiter, communiquer ou passer du temps avec l’autre parent. Ce comportement mène à l’aliénation parentale, et les cours sont très sévères envers les parents qui agissent de la sorte. Vous pouvez même perdre la garde de vos enfants en faveur de l’autre parent. Que ça soit un couple marié, des conjoints de fait, ou des couples recomposés, les droits et obligations des parents envers leurs enfants sont les mêmes. Les parents doivent s’entendre sur le type de garde de leurs enfants, en gardant le meilleur intérêt de l’enfant comme priorité. Dans tous les cas, les enfants doivent être encouragés à garder un contact permanent et étroit avec les deux parents, de passer des vacances et des fêtes ensemble, etc. La pension alimentaire pour enfant n’est pas une option. Elle est obligatoire. Le parent non gardien doit payer une pension alimentaire. Ce n’est pas pour faire vivre votre ex-conjoint. C’est votre contribution financière envers vos enfants pour qu’ils puissent mieux se nourrir, mieux s’habiller. Ne pas payer la pension alimentaire peut être interprété comme un manque de responsabilité envers les enfants.
Toutes les informations dans cet article ont pour seul et unique objet de fournir des renseignements relatifs à des questions d’intérêt général. Rien de ce qui se trouve dans cet article ne constitue un avis juridique ou ne peut être interprété comme constituant un avis juridique. Cornelia Miculschi n’est pas responsable à l’égard d’aucune décision que vous prenez et de tout dommage que vous pouvez subir, si vous vous fiez uniquement aux renseignements contenus dans cet article sans obtenir les conseils juridiques appropriés.À propos de Cornelia Miculschi : Depuis mon jeune âge, j’étais attirée vers l’étude du comportement humain, de la dynamique sociale et de la justice pour tous. J’ai toujours cru qu’il y a une justice fondamentale qui gère les relations interhumaines. J’ai fait des études en psychologie et en relations internationales et diplomatie. Mais ce n’était pas assez. Mon attachement profond aux principes de justice et d’équité m’a poussé à commencer des études en droit à l’université d’Ottawa en 1999. J’ai complété le Programme National (double licence en Droit Civil et Common Law) en 2003. Je parle couramment français, anglais et roumain. En 2004, j’ai ouvert mon bureau en pratique privée à Ottawa et en 2005 à Limoges. Ma pratique est principalement axée sur le Droit de la famille et tous ses aspects. Une partie restreinte de ma pratique est allouée aux transactions immobilières, à la préparation des testaments et procurations, ainsi qu’à des représentations en cour criminelle.Séparation et enfants : quel impact?
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Commentaires
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- Marie-Michelle Leduc
- - 7 Juin 2010 à 15:08:35
bonjour, je vien tout juste de quitter mon conjoint de fait. noua venions juste dacheter une maison ensemble et nous avons un enfant de maintenant 14 mois. Je netais plus heureuse avec lui depuis longtemps et quand nous avons eu notre fils jai realiser que nous etions pas sur la meme longueur donde, cest pour cette raison que je lai quitter. Nous avons une entente assez particuliere, on le vois tous les 2, 3 jours et demi ds une semaine, donc pas de chicane la dessus. Par contre, en le quittant, je lui ai donner la maison et je lui ai dit de ne pas payer de pension alimentaire puisquon le vois tous les deux egale. Vous dites, ici, que la pension alimentaire est obligatoire, dans mon cas, est-ce aussi obligatoire??? Nous navons pas vu d'avocat, tout c'est fait a lamiable, par parole seulement, vous croyiez que c'est acceptable et legale ou non??? Merci, jattend votre reponse avec impatience. Marie-Michelle
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- Nadine Broom
- - 7 Juin 2010 à 15:08:34
Séparée depuis 1 an, je suis en pleine expertise psycho-sociale. Ayant été accusée à prime abord d'aliénation parentale, un procureur a été nommé à l'enfant. Ce dernier a fortement recommandé une expertise psycho-sociale car le père ne respecte pas les droits d'accès ordonnés par la cour mais par opposition désire des droits d'accès (d'où l'expertise psycho...). C'est à n'y rien comprendre. L'enfant a toujours visité 2 fois semaine les grands-parents paternels. Tout compte fait, cela fait maintenant 7 mois que l'enfant n'a pas eu de nouvelles de son père. C'est vraiment triste.
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- nicol luc
- - 7 Juin 2010 à 15:08:33
a l'editeur de cet article. ce que vous dite na ni debut ni fin, simplement vague sans fondation. je suis un homme, et je dis l'homme est seul responsable de la foudre des femmes, ce que les femmes font aux hommes n'est que ce qu'ils sont semés depuis des milliers d'annee. la femme a besoin d'un homme pas un enfant qui cherche sa maman a travers sa femme. Elle veut un homme malgre le desepoir qu il soit capable de trouver solution au besoin de la famille. l'homme est pour travailler pour sa famille, subvenir au besoin de la femme et des enfants que cela soit securite financiere, social, moral et spirituel. les hommes surtout les nords americains anglais et francais agissent pire que les femmes. pleurnichent, se lamente que parfois on se demande qui est l'homme et qui est la femme... le role a bien changer depuis tant. comment peut on dire un homme qui a 40 ans, depuis 15 ans n ayant pu travailler que 5 ans sur 15 ans, que la femme qui subvenait a ses besoins financier, lui fournisser la voiture croyant un homme responsable et qui aura un emploi... aujoud hui ayant des enfants, refuses de les porters de les nourrire, qui a meme pas voulu appeler l ambulance au moment que sa femme etait souffrante son placenta explosa pres de la mort... lui l imbecile de mari comme une pierre n agit pas. incappable de bouger et avoir sa propre demeure disant je ne veux pas de responsabilite.... passe son temps au casino croyant etre riche plus rapide, ne cesse d avoir des tickets par la polices, brule son argent, plus l'argent de sa femme en deposant des cheques a blanc.... maintenant la femme est prise avec 18 000 dollar de dette... lui detruisant son identite avec les banques et ses credits.... ne travail pas, il veut le patrimoine famillier, sa retraite plus son argent... pour qu il puisse mr, continuer la belle vie a boire et jouer au casino... un vrai pere si en voyant pas de solution, la moindre des choses faire concierge , il aurait un logement et un salaire stable... un vrai homme qui aime sa famille agit en consequence, je vais pas depenser mon argent au casino... je le garde pour mes enfants, je doit faire attention pour ne pas avoir de ticket j ai des enfants, je ne dois pas faire de fraude j ai des enfants.... svp... amener des vrai cause de vrai hommes pas des mauviettes qui pleure pour vivre gratuit... ce qu ils leur arrivent a ces hommes bien fait pour eux, car ils ne cessent de faire le mal contre les femmes... vous qui juger l islam.... et ben j en ai vu une bonne, c bien marquer que l homme n a aucun droit de demander le bien a sa femme. mais nous les chretiens on change toute notre bible c pour cela y a une injustice des deux cotes. on dit homme, pour son endurance, force de caractere... mais la on est prit avec des mauviette... je me considere plus qu un homme. aller au diable avec votre justice de merde
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- aldo lucero
- - 7 Juin 2010 à 15:08:32
si les peres de 2 ou 3 enfants sont separes,pour recevoir plus d allocations familliales mais que habitent toujous ensemble,faisent le frude?,il y a de penalites a cettes personnes? merci
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- Lise Bilodeau (ANCQ)
- - 21 Avril 2010 à 10:49:48
Je suis entièrement d'accord avec "le Collectif de la vie des pères". Nous avons écrit un bouquin qui s'intitule: De l'Amour à la Haine, un chemin trop souvent fréquenté" Edition AdA, co-auteurs: Pierre Grimbert, Lise bilodeau. Ce bouquin se veut un document qui vous décrit non seulement les "affres" de la rupture et du divorce mais "l'industrie du divorce". Ce matin encore, je recevais un coup de fil d'un père qui, après avoir "été déclaré bon père" par l'expertise psycho-sociale, et payé 5 mille dollars à cet effet, le juge n'en n'a pas tenu compte et il lui a refusé une garde partagée. Prétextant, qu'il se disperçait trop,en donnant en exemple que faire déjeuner ses enfants dans un resto le matin avant l'école était un geste non conforme à l'éducation des enfants. Bref, ce que Me Cornelia Miculshi nous informe quant aux femmes qui ne veulent plus que les pères s'occupent de leurs enfants après une rupture ne m'étonne pas du tout. Trop le font. Dans leur haine, elles privent leurs enfants d'être en contact avec le père et ce volontairement. Je ne crois pas qu'au Québec, que l'on puisse dire que les pères veulent la garde des enfants pour éviter de payer les pensions alimentaires réclamées. Au contraire, 92% des pensions alimentaires sont payés par les pères, selon les données du bureau du Percepteur de pensions du Québec. Nous dénonçons dans notre bouquin le fait que les ruptures permettent à 16 milles avocats familialistes, juste dans la province de Québec, de vivre de cet état de chose. La déjudiciarisation éviterait bien des découraments et des malheurs.
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- Collectif La Vie de Pères
- - 21 Avril 2010 à 10:49:45
Nous souhaitons la déjudiciarisation… en effet, quiconque rencontre un problème de santé ne consulte ni un architecte ni une couturière. S’il le faisait, son comportement évoquerait un désordre mental. Pourtant, dans la très grande majorité des cas, qui rencontre un problème de famille se retrouve précipité dans le monde judiciaire. C’est ce qui m’arriva, comme à tant d’autres, voici 15 ans. C’est donc toute la société qui marche sur la tête. Car aussi vrai qu’un parent n’est pas un délinquant ou qu’un enfant n’est pas un usufruit, la vie de famille ne devrait qu’en bien peu de cas se retrouver d’emblée dans les serres des hommes d’affaires et dans les affres des conflits judiciaires. Quelques lobbies opportunistes exploitent les difficultés humaines comme jadis on exploitait les mines - Personne ou presque, ne tire la sonnette d’alarme sociale. L’on y voit la preuve de notre peur du monde corporatiste le plus puissant et le plus infiltré dans les sphères de pouvoir, et un signe complémentaire de cette folie collective de « justice pour tous». De cette folie qui s’est emparée de nos contemporains, sous la pression, il faut le dire, de quelques lobbies opportunistes qui exploitent les difficultés humaines comme jadis on exploitait les mines… De fait, filon d’hier contre filon d’aujourd’hui, nous sommes passés depuis trente cinq ans de l’âge des carrières de pierre et des valeureuses gueules noires à celle de l’exploitation des familles en difficulté par les robes noires carriéristes… Nous sommes entrés dans l’ère des bénéfices secondaires soutirés par la plus sale des guerres modernes, la guerre des parents sous prétexte de l’intérêt de leurs enfants et de la folie des « droits » qui ont terrassé les libertés, les devoirs, ou même les règles de la vie civilisée…
