De passage à Montebello dans le cadre du premier Rendez-vous! 2012 organisé par la Chambre de commerce Vallée de la Petite-Nation, Nicole DesRoches, directrice générale du Conseil régional de l’environnement et du développement durable de l’Outaouais (CREDDO), a présenté mercredi les grandes lignes du sujet.
Avec le changement de règlementation prévu dans les prochaines années en matière de déchets et la hausse du prix du pétrole, les dirigeants d’entreprises ont intérêt à se préparer à faire face à la musique.
Le papier, le carton, le bois et les matières organiques seront graduellement retirés de la liste des matières pouvant être jetées aux ordures d’ici 2020, a rappelé la conférencière. Côté transport, l’essence coûtera de plus en plus cher.
«Ça coûte cher enfouir et les MRC commencent à s’en rendre compte, note Mme DesRoches. Avec la nouvelle réglementation qui va entrer en vigueur, ça risque de beaucoup changer. Les matières valent quelque chose et il y a de l’argent à aller chercher avec ça.»
La méthode des 3 RV (réduire à la source, réemployer, recycler et valoriser) fait son bout de chemin, ajoute Diane Bourgault, chargée de projet au CREDDO. Si le défi est de taille pour les entreprises en ce qui concerne la gestion des matières résiduelles, les gens sont de plus en plus conscientisés personnellement face à la problématique. Les bonnes habitudes débutent maintenant à la maison.
«Souvent, quand il y a des jeunes au sein d’une entreprise, ils vont apporter un souffle nouveau, explique-t-elle. Ils vont encourager l’entreprise à aller de l’avant dans la saine gestion des matières résiduelles. On voit aussi de plus en plus un souci de l’entreprise face aux clients. La plupart des gens qui consomment vont encourager les compagnies qui ont veulent préserver l’environnement.»
Mme Desroches estime que la clé d’un bon système de gestion des matières résiduelles réside dans la mise en application des étapes suivantes: s’engager, se donner des orientations, établir un plan d’action, identifier et quantifier ses matières, trouver le bon récupérateur, choisir ses équipements, travailler avec son personnel et faire reconnaître son engagement.

