L’an dernier, la situation était inversée entre le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) et le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE). Avec un taux de réussite de 91 % et une hausse de quatre points par rapport à 2011, le CEPEO peut s’enorgueillir d’une belle progression, alors que le CECCE passe de 90 % en 2011, à 86 % en 2012.
« Ces résultats confirment la stratégie que nous avons mis en place. Le travail entrepris au cours des 4-5 dernières années commence à porter ses fruits », se réjouit la directrice de l’éducation du CEPEO, Édith Dumont.
Cette dernière explique que la stratégie consiste désormais à se focaliser sur le cheminement scolaire de chaque élève et à le préparer dès la 6e année pour ce test crucial, qui détermine si les élèves obtiennent la norme minimale en lecture et en écriture, condition sine qua none pour obtenir un diplôme d’études secondaires de l’Ontario.
Au niveau administratif, Mme Dumont explique également que les directions d’école sont aujourd’hui beaucoup plus impliquées en matière pédagogique.
« Ces bons résultats sont aussi le fruit de la participation des parents », ajoute-t-elle.
Si une grande majorité des écoles secondaires du CEPEO voit son taux de réussite progresser, dont notamment l’École secondaire publique De La Salle, qui obtient 97 %, l’école Omer-Deslauriers, dans Nepean, reste en-dessous de la moyenne provinciale avec un taux de 77 % comme l’an dernier.
« Le plus important pour nous était avant tout de maintenir ce taux. Cela signifie que nous avons le contrôle. À l’école Omer-Deslauriers, beaucoup d’élèves doivent faire face au défi d’apprendre en français, alors que c’est leur troisième langue. Nous adaptons aussi nos stratégies aux réalités de chaque école et nous sommes confiants. En septembre dernier, nous avons mis en place une classe d’accueil afin de permettre la mise à niveau des élèves en français et en mathématique, j’ai hâte d’en voir très bientôt les résultats ».
Le CECCE dédramatise
Le CECCE préfère pour sa part rester optimiste, insistant sur son taux supérieur à la moyenne provinciale
« Comme les résultats des élèves du CECCE demeurent parmi les meilleurs en province, nous pouvons en déduire que les stratégies mises en place dans les écoles pour aider les élèves à réussir sont gagnantes », juge dans un communiqué, André Ouellette, président du CECCE.
La surintendante à l’éducation, Julie Matte, reconnaît toutefois que les reculs enregistrés à Béatrice-Desloges, de 88 % en 2011 à 80 % en 2012, à Franco-Cité, de 89 % à 86 %, à Franco-Ouest, de 92 % à 89 % ou encore à Samuel-Genest, de 86 % à 84 %, obligent le conseil à analyser ces résultats.
« Nous prenons ces résultats très au sérieux et allons les analyser en détails afin d’adapter nos stratégies à la rentrée prochaine. Même si nous sommes au-dessus de la moyenne provinciale, il est certain que l’on veut toujours obtenir au-delà. Nous ne sommes pas inquiets, mais cela indique qu’il y a des points à cibler. Il y a deux ans, nous avions décidé de porter une attention particulière à la littératie chez les 7e et 8e années, il est clair qu’il y a des ajustements à faire. D’une année sur l’autre, les pourcentages varient, c’est important d’en tenir compte, mais encore plus de ne pas baisser les bras ».

