Il serait possible de chipoter sur quelques taux de satisfaction en baisse, toutefois selon l’étude menée par Collèges Ontario et publiée le 18 avril, les feux sont au vert pour La Cité collégiale. Depuis 1998, les résultats des sondages sur les indicateurs de rendement constituent la fiche de performance de chacun des 24 collèges de l'Ontario.
Le collège se place au 3e rang de la province quant à la satisfaction de ses diplômés et à la 4e place pour ce qui a trait aux taux d’employabilité de ses nouveaux diplômés. Ce dernier taux, de 87,7 % pour les personnes diplômées de 2010-2011, est toutefois en baisse ces trois dernières années. Pour les diplômés de 2008-2009, il était de 90,7 %.
Le contexte économique pourrait expliquer ce phénomène. C’est d’ailleurs l’une des explications fournies par La Cité collégiale pour expliquer la baisse du taux de satisfaction des employeurs, de 93.9 % en 2008-2009, à 90,9 % e 2010-2011, et celle des étudiants actuels, de 84.8 % en 2010 à 81,7 % en 2012.
« Le climat économique leur fait craindre pour leurs futurs emplois et leurs stages, pense la Directrice principale des communications, relations communautaires et gouvernementales à La Cité collégiale, Mona Fortier. La baisse de satisfaction de nos étudiants peut également s’expliquer par la grève du personnel de soutien à l’automne ».
Ce taux de satisfaction reste toutefois supérieur à la moyenne provinciale, qui est de 76,8 %. La nouvelle présidente de l’ASSO étudiante, Zoée St-Amand abonde dans la même direction.
« La grève a ralenti certains services, comme celui de l’aide financière. Pour les nouveaux étudiants, il est certain que cela peut avoir un impact sur leur taux de satisfaction lorsqu’ils n’obtiennent pas les services optimums à leur arrivée. Le contexte économique et les coupures annoncées n’aident pas non plus, ça crée un stress chez les étudiants par rapport aux débouchés ».
Gérer la croissance
Mme St-Amand remarque toutefois que la baisse n’est que relative, même si l’objectif est d’avoir le plus haut taux de satisfaction possible chez les étudiants.
« Cette petite baisse peut avoir un effet très positif en nous poussant à nous surpasser. Nous avons une très bonne relation avec la direction qui fait preuve de bonne volonté pour offrir les meilleurs programmes possibles. Nous travaillons dans le même but ».
Loin de minimiser l’importance de ce rapport, Mme Fortier indique que La Cité collégiale va désormais travailler à comprendre les raisons des baisses constatées pour certains indicateurs de rendement.
« Ce rapport nous donne le pouls. Notre travail consiste ensuite à analyser ces résultats pour mieux comprendre les besoins de nos étudiants et des employeurs, et y répondre. L’image globale reste toutefois positive, nous faisons partie des quatre meilleurs collèges en Ontario. Toutefois, il y a encore des choses à améliorer. Notre type de clientèle change, avec l’arrivée de nombreux adultes dont les attentes sont différentes. Nous avons également connu une forte croissance des inscriptions ces trois dernières années. Peut-être que certains services en ont souffert. Nous devons désormais gérer cette croissance ».

