Pour sensibiliser les résidents, l'établissement permanent de la Collecte de sang d'Ottawa accueillait lundi matin Lauren Boucher, 15 ans. Cette ottavienne n'avait que deux ans lorsqu'elle a été diagnostiquée avec une forme agressive de cancer du rein. Son traitement a nécessité la transfusion de plus du double du volume total de sang circulant normalement dans son corps.
«Je n'ai jamais connu le nom de mon donneur, affirme Mlle Boucher. Je sais simplement que sans lui, je ne serais pas ici aujourd'hui.»
Sa mère Carolyn se souvient: «Pendant son traitement, à chaque fois que je m’asseyais à côté d’elle, je pouvais voir le sang transfusé entrer dans ses veines et lui insuffler la vie. Grâce à l’altruisme et à la générosité des donneurs, Lauren a pu passer les quatorze dernières saisons des Fêtes en famille, entourée des siens.»
Pour Annie Barrette de la Société canadienne du sang, le résumé est simple: «Il est généralement plus difficile d'alimenter les réserves de sang durant les Fêtes, beaucoup de donneurs en profitant pour voyager en s'adonnant à 1001 activités. Toutefois, de nombreux patients, pendant la même période, recevront des soins contre le cancer et des soins d'urgence ou se feront opérer».
Quelque 25000 unités de sang seront ainsi attendues par la Société canadienne du sang entre le 24 et le 31 décembre. Dans l'établissement d'Ottawa, 300 dons sont espérés pour remplir la mission.
Le maintien des réserves suffisantes de plaquettes représente, pendant la période des Fêtes, un défi particulier, car ces cellules sanguines, ne peuvent être conservés que pendant cinq jours. Pour ce faire soigner, les personnes souffrant d'une maladie, telle le cancer, doivent en recevoir en grandes quantités.

