Mais ce que plusieurs ignorent, c’est qu’à une certaine époque, Orléans eu ses hôtels, qui occupa beaucoup de place socialement et économiquement au village. Malheureusement, les derniers hôtels sont disparus dans le « boum » immobilier des années 1980. Voici un court portrait de l’histoire hôtelière d’Orléans.
Le célèbre pionnier Luc Major ouvra la première taverne d’Orléans dans les 1850 sur son 37 du canton de Cumberland, aujourd’hui près du chemin Champlain. Chez-lui, il emménage aussi une petite auberge. Les voyageurs se rendent à Ottawa ou à Montréal y font souvent escale. Avant l’arrivée du premier curé-résident à Orléans, en 1860, où ont fonde la paroisse Saint-Joseph de Gloucester (devenue depuis Saint-Joseph d’Orléans) les prêtes missionnaires qui venaient à Orléans séjournent souvent chez Luc Major en attendant la construction d’un presbytère.
L’Hôtel Jubilee à Besserer’s Grove (maintenant Hiawatha Park) était aussi un endroit très accourut dès les années 1850, par les touristes (majoritairement provenant la bourgeoisie d’Ottawa) qui passait la nuit à Orléans, après avoir fait une escapade en bateau à vapeur (souvent avec Le Victoria ou L’Empress) sur la rivière des Outaouais. Même si on raconte que l’alcool coulait à flot et que la fête continuait jusqu’aux petites heures du matin, l’endroit était très peu fréquenté par les villageois d’Orléans. Premièrement, car l’endroit était assez isolé du village et deuxièmement, les villageois étaient souvent des fermiers à très faible revenue qui devait se lever tôt. Autrement dit, l’hôtel Jubilee était hors de portée pour plusieurs orléanais. Aujourd’hui, l’hôtel Jubilee était situé dans la région de l’emplacement actuel de la Résidence Saint-Louis.
L’hôtel d’Orléans
Au début du XXième siècle, Antoine Leduc construit le premier hôtel d’Orléans dans les limites du village. L’hôtel devient vite le centre social d’Orléans pour de nombreuses années. Stanislas Pariseau se porte acquéreur de l’hôtel, en 1919. Pariseau obtient une licence pour l’alcool en mars 1933, (se qui était rare, puisqu’ont était en pleine période de prohibition). L’arrivée de l’alcool ne réjouira pas du tout le curé du village, Joseph-Honoré Limoges. En 1941, Ernest Laflamme achète l’hôtel. Ce dernier le légua par la suite à son fils Gaston, en 1959. Ce dernier le gardera jusqu’en 1974. À l’époque, sous les des remises « Bicycle’s Rest » de l’hôtel les résidents d’Orléans mettaient leurs étaient des bicyclettes et des chevaux, à l’abri pendant que les gens allaient à la messe. À maintes reprises l’hôtel sera rénové. Cependant l’histoire de l’hôtel se termine brusquement alors que le 24 février 1982 : l’hôtel brûle. Il ne sera jamais reconstruit. L’hôtel était située où se trouvait le restaurent Swiss Chalet (aujourd’hui lui-aussi disparu) sur le boulevard Saint-Joseph, près de l’église.
Le motel Normandie
L’ouverture de la transcanadienne en 1945 devenu Queensway en 1955 (ou autoroute 417) donna beaucoup d’importance à l’actuelle rue Champlain, seule rue du village d’Orléans qui y découche. Deux personnes : Jean et Jeannine Gautier décident d’y construire un motel à l’intersection de ces deux routes en 1962. En 1963, ils y ajoutent un restaurent. L’année suivante c’est un poste d’essence qui voit le jour. Deux années après leur ouverture -en 1964- une salle de réception fait son apparition. Finalement en 1968, une salle de quilles fait son apparition au motel. Les affaires allaient bien jusqu’à ce que la voirie les exproprient en avril 1985. Néanmoins, les Gautier y conservent un bail jusqu’en 1987. Aujourd’hui, disparu, le motel se trouvait dans l’actuel parc-o-bus d’OC Transpo, situé en face du centre d’achats Place d’Orléans.
Sources principales : Paroisse Saint-Joseph d’Orléans : 1860-1985 125 ans, ouvrage collectif, 1985. Familles pionnières de Saint-Joseph d’Orléans dans l’Est de l’Ontario, par Robert Serré, Société historique de Gloucester, 2009.

