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La vie éducationnelle : Les écoles Saint-Joseph

Publié le 8 Juillet 2010
Publié le 8 Juillet 2010

Par Diego Elizondo

Les historiens ne s’entendent toujours pas pour déterminer quelle année fut ouverte la première école à Orléans.

Sujets :
Académie Saint-Joseph , école d’Orléans , Les écoles Saint-Joseph , Orléans , Boulevard Saint-Joseph , Youville

Selon un article paru dans LeDroit datant de 1940 la première école d’Orléans ouvrit ses ouvertes en 1860 dans une maison à deux étages, propriété de Mme Waters. En revanche, le livre Initiation historique et folklorique d’Orléans (1973) de l’Université d’Ottawa affirme que la première école aurait accueillie ses premiers étudiants en 1870 sur l’emplacement de la ferme Youville, où les enseignantes étaient les Sœurs Grises (occupation qu’elles exercèrent jusqu’en 1965).

L’Académie Saint-Joseph (1890-1939)

On procéda en 1890 à la construction de la première école d’Orléans, une école séparée, qui porterait le nom d’Académie Saint-Joseph, qui se trouverait à être proche de l’église (en face du boulevard Belcourt).

L’école était construite en bois. C’est les Sœur St-Raphaël et St-Rémi qui s’occupait des classes. (Deux classes suffisaient alors pour les étudiants d’Orléans dû au rafiot d’élèves, mais cela augmentera rapidement.) Pour le clergé, il était important que la jeunesse orléanaise étudie pour être formé du « catéchisme » et du « bon parler français ». À cette époque par contre, nombreux était ceux qui ne restaient pas longtemps à l’école pour aller aider sa famille sur la ferme.

Madame Eugénie Lavergne, une ancienne de l’Académie raconte ses souvenirs d’étudiante : « les routes étaient sales, on arrivait mouillés, gelés à l’école. On craignait la baguette de bois et le "martinet". À la récréation, les garçons allaient jouer à gauche, les filles à droite. Les écoliers rentaient du bois et allaient chercher de l'eau dans le puis situé au fond de la cour d'école. La visite du ministre et la remise des bulletins par Monsieur le curé étaient des évènements attendus ». (1)

En 1918 l’Académie ferma durant 4 à 5 semaines dû à la grippe espagnole. L’Académie Saint-Joseph fini par fermer définitivement ses portes en 1939 parce que l’école était devenue trop veille et ne répondait plus aux besoins des étudiants.

L’école Saint-Joseph (1940-1984), (2003- )

Construite en briques rouges foncées, l’école séparée Saint-Joseph, fût construite légèrement plus à l’Ouest pour remplacée l’Académie.

Cet établissement scolaire fût construit pour la modique somme de 14,200$ et incluait un système de chauffage, d’eau chaude et d’éclairage électrique. Le système de ventilation était le meilleur de toutes les écoles de la région. L’architecte était M.O. Kemp. L’école fût bénite le 21 janvier 1940 à 15h par Mgr Chartrand, vicaire général du diocèse et secondé par l’abbé René Morin. Une aile d’agrandissement fût construite entre 1946-47 pour faire place à la venue de nouveaux élèves.

Jusqu’en 1950 l’école eue des 9 e et des 10ième années. Ce qui était rare pour une école francophone en Ontario. En 1969, l’année où la province de l’Ontario débuta de subventionner les écoles francophones, le nouveau conseil scolaire qui hérita de l’école décida de la fermée et de le convertir en dépôt scolaire. Les élèves fréquentèrent dorénavant l’école élémentaire Présault déjà construite depuis 1955. L’intermédiaire sera enseigné désormais à l’école intermédiaire Léo D. Côté (ouverte en 1969). Quant à l’école Garneau, elle est venue remplir le vide de l’éducation secondaire dans l’Est en 1972.

En 1984 le Conseil scolaire a vendu l’école Saint-Joseph à M. Ernest Lacroix. Selon Royal Galipeau (2), Lacroix venda le jour même l’établissement à la chaîne de restauration-rapide McDonald’s. Ce qui devait arriver arriva. Le 23 juin 1984 l’école tomba en moins de deux heures sous le pic des démolisseurs. Les terrains adjacents de l’ex-école furent vendus. Le MIFO avait refusé auparavant l’offre d’achat de Lacroix pour ses locaux, jugent l’établissent trop vétuste et petit.

Aujourd’hui il ne reste plus rien qui puisse nous rappeler que jadis une école était érigée là même où se trouve un restaurant. Mais des témoins géographiques sont toujours présents : la proximité avec l’église Saint-Joseph et du cimetière d’Orléans et le pignon sur rue au boulevard Saint-Joseph. Nombreux sont ceux qui regrette, encore aujourd’hui, la disparition de l’école. L’école représentait le plus vieux témoin de l’éducation à Orléans. La prochaine fois que vous renterez dans le McDonald’s du boulevard Saint-Joseph, rappelez-vous que jadis des jeunes étudiaient là même où vous mangez aujourd’hui et que vous avez stationné votre automobile, dans l’ancienne cour de récréation.

En 2003, le Conseil Catholique francophone (C.E.C.C.E.) a rebaptisé l’école Léo D. Côté à « Saint-Joseph d’Orléans ». Cela nous rappelle l’ancienne école qui avait le monopole de l’éducation orléanaise pendant plus de 40 ans. (1) Témoignage retrouvé dans le livre Orléans, (1984) par Suzanne Martin, page 89. (2) : Témoignage oral de Royal Galipeau à l’auteur, septembre 2009.

Sources principales : Paroisse Saint-Joseph d’Orléans : 1860-1985 125 ans, ouvrage collectif, 1985. Orléans, par Suzanne Martin, Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques, 1984. Orléans express, du 29 août 1984, p.4.

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