Mais il y a aussi d’autres institutions religieuses rattachées à l’église qui, tombent souvent «dans l’ombre du clocher».
Le cimetière Catholique Romain de Saint-Joseph d’Orléans
Bien qu’il ne s’agisse pas d’un cimetière aux proportions comme celui de Beechwood ou de Notre-Dame de Lourdes, le cimetière d’Orléans a toujours été un lieu calme et de repos malgré son emplacement.
Il est fort probable que les premiers paroissiens inhument leurs morts sur la terre de François Dupuis, où avait eu lieu la première mission par Mgr Guigues, en 1849. Ensuite, les orléanais auraient déménagé leur cimetière sur le côté Nord de la rue Notre-Dame entres les rues Belcourt et Saint-Jean. À l’occasion de sa visite pastorale en 1888, Mgr Duhamel, archevêque d’Ottawa note : «Il sera bon d’en venir à une décision quand à l’achat d’un nouveau cimetière ou à l’agrandissement du cimetière actuel.» Les paroissiens d’Orléans en prennent bonne note puisque le 23 janvier 1893 (1), la paroisse achète de la Corporation épiscopale d’Ottawa un terrain de 10 acres pour un nouveau cimetière pour la somme de 758.63$. Ce terrain sert encore aujourd’hui comme seul cimetière d’Orléans. Le 8 octobre 1933 une première croix est bénite par le curé Joseph-Honoré Limoges. Elle est aujourd’hui disparue. Une deuxième croix, et celle-là toujours présente, est bénite dans la soirée du 2 juillet 1942 par Mgr Vachon. Au mois de septembre 1953 la paroisse entreprend de grands travaux de réfections au cimetière. On y coupe les arbustes et on y fait des travaux de terrassement. Au mois de novembre de la même année, des citoyens d’Orléans s’organisent pour des travaux de nivellement du terrain. Certains prêtent leurs camions, tandis que d’autres payent l’essence. En 1961, le curé Préseault fait ériger un calvaire qui se dresse près de l’allé centrale du cimetière. Auparavant, on rentrait au cimetière par le boulevard Saint-Joseph, près de l’ex-école Saint-Joseph. Avec l’arrivée du Mcdonald’s à cet endroit on remplaça l’entrée à l’arrière de l’église. Des années plus tard, des maisons furent construites à Orléans à l’endroit où se trouvait le deuxième cimetière. Durant la construction des sous-sols, on retrouvaient parfois des cercueils qui avaient été oubliés! (2)
Les plus veilles pierres tombales du cimetière se trouvent au fond du cimetière près du Queensway. Il y en a qui remonte jusqu'à 185! Le cimetière est rempli d’arbres et est d’un clame extraordinaire, alors qu’il n’est qu’à quelques pas du Queensway.
Le presbytère
On n’a même pas fini de construire la première église en 1885, que déjà on songe à construire le presbytère. Pour l’heure le curé d’Orléans doit se contenter d’une simple cabane en bois-rond.
En 1891 le contrat de construction du presbytère est octroierié à John O’Connor pour la somme de 4,800$. Au cours des années, le presbytère subira de nombreux changements. En 1908, on réalise que le couloir reliant le presbytère à la sacristie menace de s’écrouler. On le répara une deuxième fois en 1911 puis définitivement lors de la deuxième église en 1922. En 1925, on y installe le téléphone et en 1930, l’électricité y fait son apparition. De plus, on remplace le système de chauffage au bois par du charbon. En 1951 on y construit un garage et remplace la vérenda de bois pour un mur de pierres. Aujourd’hui c’est le même presbytère de 1891 que les curés d’Orléans utilisent, faisant du bâtiment d’Orléans un des plus vieux du secteur.
La statue et la dévotion à Saint-Joseph
En 1624, Saint Joseph est proclamé « Patron du pays » en Nouvelle-France. Les premiers habitants d’Orléans et le clergé s’en souviennent au moment de fonder la nouvelle paroisse en 1860.
La paroisse est d’abord nommée «Saint-Joseph de Gloucester» puis «Saint-Joseph d’Orléans». Avec une telle importance, il est normal qu’un hommage soit dû à Saint-Joseph. Une statue est donc érigée le 21 avril 1902 aux côtés de l’église et du presbytère. Le 17 septembre de la même année, une importante délégation du clergé assiste à la bénédiction de la statue. C’est Mgr Duhamel qui bénit la statue représentant Saint-Joseph portant l’Enfant Jésus. Sur le pied d’estale on peut y lire : «J’attends de votre puissante intercession Ô mon grand et fidèle protecteur tous les biens et les grâces qui me sont nécessaires.» (1) Suzanne Martin affirme dans son livre que c’est plutôt le 25 septembre 1892 que la paroisse procéda à l’achat du terrien du présent cimetière. (2) Témoignage oral de Royal Galipeau, en 2009.
Sources principales :
Sources principales : Paroisse Saint-Joseph d’Orléans : 1860-1985 125 ans, ouvrage collectif, 1985. Orléans, par Suzanne Martin, Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques, 1984.
