Les festivités seront lancées le 20 janvier prochain, date à laquelle l'AFO – anciennement l'ACFÉO puis l'ACFO – a été créée, avec des activités menées de front par des intervenants de l'éducation, des arts et du patrimoine.
Le Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), de l’Université d’Ottawa présentera en vidéoconférence une table ronde sur les Trois moments déterminants de l’histoire de l’ACFÉO et de l’ACFO. En collaboration avec les Universités Laurentienne, Hearst-Timmins-Kapuskasing, le campus Glendon de l’Université York ainsi que le Conseil scolaire de district des écoles catholiques du Sud-Ouest, trois intervenants reviendront sur la fondation de l'ACFÉO au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale et élucideront le passage de l'ACFÉO à l’ACFO. Cette vidéoconférence sera également transmise en direct sur le site internet de TFO www.tfo.org .
Toujours en vidéoconférence, les Éditions David lanceront le tout dernier ouvrage de Paul-François Sylvestre, historien et écrivain émérite. Intitulé Cent ans de leadership franco-ontarien, ce livre réunit et présente dix textes de président(e)s de l’organisme. À la lumière de ces écrits, il démontre comment l’Ontario français est passé d’un dossier unique, l’éducation, à une communauté multiple ou pluriculturelle.
Enfin, La Société franco-ontarienne d’histoire et de généalogie se joint également aux célébrations
avec une édition hiver de son magazine Le Chaînon, consacrée aux cent ans des organismes ACFÉO-ACFO-AFO.
L'ensemble des activités et des historiques est consultable sur le site Web de l'AFO, dans la section dédiée aux célébrations du 100e, au www.afo.franco.ca .
Depuis sa création, plusieurs dossiers marquants ont définitivement fait avancer les droits des francophones. Fondée pour combattre la menace de la disparation de l'enseignement de langue française en Ontario, l'ACFÉO a organisé la première année de son existence le plus grand congrès de son histoire, rassemblant 1200 délégués de la province.
«Le pouvoir de l'ACFÉO était déjà très fort à l'époque et les francophones très engagés. Vous voyez rarement des événements de ce type qui rassemblent autant de monde aujourd'hui. Il y a eu aussi un travail préliminaire énorme. L'ACFÉO a réalisé le premier recensement des francophones pour être en mesure de justifier la nécessité de l'éducation en français», explique Manon Henrie-Cadieux, directrice générale de l'AFO.
En devenant l'ACFO en 1969, l'organisme étend son champ d'action aux domaines de l'économie, des arts et de la culture, notamment avec la création de huit centres sociaux culturels qui ont eu un impact important sur le rayonnement francophone à travers l'Ontario.
Ces dernières années, c'est sur le dossier des services de santé en français que l'AFO a fait parler d'elle. L'organisme se félicite d'avoir obtenu récemment la révision du projet de règlement du ministre Caplan. Le gouvernement présentera bientôt des conclusions qui devraient prendre en considération l'engagement des francophones dans la planification des Réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS) qui redéfinissent le système de santé, les acteurs impliqués ainsi que son fonctionnement.
