Lorsque Stephen Harper a fait la sottise de fermer le Parlement pour 63 jours, Ignatieff aurait dû rapidement mener la charge contre son adversaire et le dénoncer vertement devant les médias.
Mais Ignatieff était dans le sud de la France où sa famille possède une maison de campagne. Il n’est revenu qu’une semaine après l’annonce de la prorogation.
S’il avait séjourné au Canada, Ignatieff aurait pu profiter de l’attention immédiate des médias qui l’attendaient à bras ouverts pour ses commentaires. Et même marquer des points importants.
Il n’y a pas de mal à aller en vacances. Mais quand quelque chose d’important se produit à Ottawa il faut être prêt à tout. Surtout quand on a déjà la réputation d’être « seulement en visite au pays. »
Envoyer un courriel à quelques quotidiens ne suffit pas. Ni laisser au député Marc Garneau le soin de prendre le flambeau et défendre le dossier.
Le député Garneau est une personne compétente mais ce n’est pas un ‘meneur de claques’ ni l’orateur du tonnerre.
Alors, depuis 24 h le chef de l’Opposition fait du rattrapage. Le Parti libéral se paye des pubs à la radio et à la télévision. Ça coûte cher, c’est un peu tard et d’après certains médias, elles laissent à désirer.
Mais la ‘cerise sur le sundae’ c’est que Michael Ignatieff entreprend sous peu une tournée des collèges et des universités du pays.
Une stratégie difficile à comprendre. Pourquoi en rajouter à son image d’académicien érudit et froid, loin de l’électorat?
Où est Peter Donolo, le communicateur par excellence de Jean Chrétien? Il y a des jours où Denis Coderre nous manque.
Michael Ignatieff a manqué le bateau
Ignatieff a raté une occasion en or. Une autre.
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