Si vous êtes comme moi et que vous aimez lire, vous serez bien servis dans la fin de semaine du 16 au 18 octobre prochain. Il y aura grande première du Festival des auteurs canadiens au Musée de l’aviation du Canada. Pour la minime somme de 6$, vous pourrez visiter le Musée, mais en même temps, vous aurez accès à environ 200 auteurs canadiens qui viendront y exposer leurs livres en vue de vous les vendre.
Vous allez me dire, mais pourquoi un autre Festival des auteurs? Il y a bien le Salon du livre de l’Outaouais ou encore le International Writers Festival, qui se tient à la Bibliothèque nationale à chaque année. La réponse à votre question est bien simple. Ces deux événements s’adressent aux grandes maisons d’édition et surtout à des auteurs connus et souvent chevronnés et il en coûte très cher pour y exposer les livres.
La maison d’édition Baico Publishing, nom anglais, mais qui est ouverte aux auteurs français et anglais, s’est donnée comme mission d’encourager les nouveaux auteurs ou les aspirants qui aimeraient publier une œuvre en leur offrant l’occasion de le faire. Raymond Coderre, propriétaire de cette maison, me dit que tous les manuscrits qui lui sont soumis sont assurés d’être lus. Ce n’est pas dire qu’ils seront nécessairement publiés, mais au moins l’auteur en herbe (en passant, je dis auteur mais je dois dire que les auteures sont incluses dans mes propos, puisque la grammaire dit très clairement que le masculin comprend le féminin dans un tel contexte), si son écrit est valable et intéressant, sait qu’il aura une meilleure chance se voir un livre sur les tablettes d’une librairie.
On me dit que dans le cas d’une œuvre de fiction soumise à une maison d’édition, plus de 98% sont rejetées, plusieurs sans même avoir été lues par les éditeurs. Plusieurs maisons ont même des comités de lecture et ceux-ci n’ont jamais assez de temps pour tout lire ce qu’on soumet à la maison.
Le Festival des auteurs canadiens veut donc encourager les auteurs nouveaux à participer et affirme que ça «représente l’occasion rêvée, pour vous, de promouvoir vos livres, vos talents, vos projets et rencontrer un public qui cherche à connaître ses auteurs». Si vous songez à écrire quelque chose et que ce n’est présentement qu’à l’état de pensée ou de désir, vous allez rencontrer à ce Festival des gens qui ont fait le saut, qui ont osé mettre la plume à la main ou, en technologie plus moderne, les doigts au clavier. Là, vous pourrez partager avec eux, apprendre peut-être de petits trucs, mais surtout obtenir le coup de pouce nécessaire pour vous mettre à l’œuvre.
Vous n’avez pas le goût ou vous êtes comme moi, paresseux intellectuellement? Vous pourrez quand même jaser avec les auteurs, leur poser des questions, acheter leurs livres et les faire dédicacer sur les lieux. C’est toujours plus intéressant de lire un livre qu’on a acheté de l’auteur même parce que, en le lisant, on le voit devant nous en esprit, on sait de quoi il a vraiment l’air et de lui avoir dit quelques mots et d’avoir entendu sa voix donne une saveur plus particulière à son livre.
Comme boni qui se rajoute à tout ce que vous verrez à ce Festival, vendredi le 15, à 14h30, Don Boudria, auteur de sa biographie et ex-député, adressera la parole aux visiteurs. Samedi, Jean Malavoix fera de même à peu près à la même heure. En plus, le vendredi, Ginette Gratton de l’émission Pour tout l’amour du monde, diffusée à TV Rogers, sera sur place pour faire une émission sur le Festival. Vous aurez donc la chance peut-être de vous voir à la télé la semaine suivante.
C’est le temps d’encourager nos auteurs de chez-nous. Ils sont peut-être moins bien connus que d’autres, mais vous découvrirez certainement de petites perles qui sauront vous divertir et vous épater. C’est un rendez-vous au Festival des auteurs canadiens. Les auteurs peuvent s’inscrire par courriel à baico@bellnet.ca ou par téléphone au 613-829-5141. J’ajoute un mot pour dire que c’est un événement bilingue et vous trouverez aussi des livres en anglais.
