Je me dois de faire amende honorable! J’ai toujours refusé de faire partie d’un club social. Même si on m’invitait à m’y joindre, je m’excusais poliment sans donner plus de précisions. C’est que j’ai toujours pensé que ces clubs n’existaient que pour le plus grand plaisir de ses membres et je n’y voyais pas une très grande utilité. Alors j’allais me porter volontaire ailleurs.
Ma conviction a été fortement ébranlée à une réunion du Club Rotary d’Orléans. Mon fils et ma belle-fille en font partie et nous ont invité à une réunion qui visait à recruter des membres pour ce nouveau club. Nous sommes allés par politesse mais aussi un peu par curiosité. Puis on nous offrait aussi un souper… gratuit. On ne pouvait s’y soustraire.
J’en ai appris des choses! Et je dois me rétracter. La devise du Rotary est «Service avant soi», et je me suis rendu compte que les membres de ce club, au nombre de 24, ont été incorporés au Rotary International en novembre 2008. J’y ai découvert une chaude ambiance, un climat d’amitié sincère.
C’est bien ce que j’avais toujours pensé, me dis-je, on vient ici pour s’amuser, se faire des amis et se sentir confortable dans l’idée qu’on fait beaucoup pour la communauté. C’est bien vrai, mais on a des projets et déjà plusieurs réalisations. On enverra, le mois prochain, un étudiant en Allemagne dans le cadre d’un programme d’échange de jeunes.
Durant les Fêtes, on a visité la maison des aînés, le Manoir Portobello où se tiennent les réunions (en passant ce manoir est de toute beauté), on a préparé des cadeaux de Noël pour des enfants qui ont le syndrome Downes dans l’île de Dominique et on a distribué des paniers de provisions à des pauvres à Noël. Pas si mal pour un club qui a à peine six mois.
En plus, on organise présentement un grand tournoi de golf au Camelot pour amasser des fonds pour continuer à servir la communauté dans la même veine.
J’y ai appris que le club Rotary est le premier club du monde, fondé en 1905 par un jeune avocat à Chicago, et le premier club au Canada a vu le jour à Winnipeg en 1910. On y compte plus de 1,2 million de membres et 33 000 clubs à travers le monde. Un des invités présent venait du Venezuela et est membre depuis 42 ans. La philosophie du Rotary se fonde sur «les quatre tests» : Est-ce la vérité? Est-ce juste pour tous? Est-ce bénéfique pour tous les intéressés? Est-ce favorable à bâtir la bonne volonté et créer des amitiés sincères?
La réponse qu’on donne à ces questions est le prélude à l’action. On y offre du service à la communauté, de la camaraderie, du réseautage et de la formation en éthique et leadership.
Le club Rotary d’Ottawa a formé un comité pour s’occuper des enfants désavantagés physiquement dès 1922, et s’est concentré sur ce travail depuis ce temps. On leur a fourni un camp d’été sur les lacs Rideau en 1947. Ce club a fondé en 1981 une maison pour recevoir ces enfants donnant ainsi aux aidants naturels une période de relâche. En favorisant une période de vacances et de repos aux aidants, on leur donne une énergie nouvelle pour continuer à s’occuper des enfants. Dans les deux dernières années, ce club a amassé 6,1 millions $ pour l’aménagement d’une nouvelle maison qui ouvrira ses portes dans les prochains mois. Et ce n’est là qu’une des grandes réalisations du club d’Ottawa.
Le club d’Orléans se promet de suivre dans ces traces. On veut trouver des membres dans la communauté, professionnels, gens de métiers, etc., afin de réaliser de grandes choses. En revenant de la réunion, ma femme a dit : «Il faut avoir du plaisir en faisant du bénévolat, c’est la meilleure façon de se valoriser». Vous voyez maintenant que j’ai enfin compris que les clubs sociaux ont une orientation beaucoup plus enrichissante que je ne l’avais pensé. Si le Rotary vous intéresse, vous pouvez communiquer avec Kevin MacMahon au 613-302-3911. Le Club se réunit à chaque semaine au Manoir Portobello.
