Je l’ai rencontré, tout à fait par hasard, au Cimetière Beechwood, lors de la fête du Porto-chocolat organisée par le comité du projet Bruyère. Vous savez que ce groupe collecte de l’argent pour l’érection d’un monument à la mémoire de Mère Bruyère dans le Cimetière Beechwood. La sculpture en bronze est l’œuvre d’Achim Klaas. Le comité a commandé une peinture de cette œuvre sculpturale au célèbre portraitiste Bernard Poulin.
Un petit homme aux yeux brillants et souriants (dans le style des Poulin, quoi!), il était aussi à la fête pour exposer la magnifique peinture qu’il a faite du monument. En passant, vous pouvez obtenir une très belle reproduction de cette peinture en faisant un don de 250$ à la fondation du cimetière Beechwood pour l’érection de ce monument. On ne s’est parlé que quelques minutes, mais assez longtemps pour découvrir que nous sommes cousins, sans pouvoir préciser depuis combien de générations. Bernard et moi partageons les mêmes ancêtres, Claude Poulin et Jeanne Mercier, mariés à Québec en 1639.
Bernard jouit d’une réputation internationale comme portraitiste. En effet, il a peint de nombreux personnages importants comme le Prince William, fils de Diana. Il a fait une peinture qui illustre nos premiers ministres libéraux. Sur un fond rouge vif du drapeau canadien, on y voit, côte à côte, le visage des premiers ministres depuis Laurier jusqu’à Martin. Ses sujets sont nombreux : le premier ministre Jean Chrétien, Yousuf Karsh, Paul Desmarais, les gouverneurs généraux, Jules Léger et Roméo Leblanc, le cardinal P.-E. Léger pour ne mentionner que ceux-là.
Mais Bernard est un homme aux talents multiples. Il a enseigné à l’université et a donné plus de 200 conférences pour l’ANAC (Agence nationale des animateurs et conférenciers). Il aborde surtout des sujets qui touchent à son métier allant de Les arts et les Affaires jusqu`à La créativité et les muses en passant par L’évolution et la place du portrait au début du 20e siècle.
Il a exposé ses toiles un peu partout dans le monde comme à Paris, aux États-unis et aux Bermudes. Plusieurs villes du Canada ont aussi vu ses expositions, mais nous sommes bien servis puisque Bernard expose souvent, ici même, à Ottawa où il a son atelier.
En plus d’avoir fait des portraits, Bernard a abordé plusieurs autres genres et a même fait une murale à l’Hôpital pour enfants de l’Est ontarien, à Ottawa. Il a fait toute une série de «sourires», des espèces de pancartes humoristiques pour montrer que, même s’il aborde la peinture de façon sérieuse, point n’est besoin de se prendre au sérieux. L’une d’elles dit entre autres : «Je suis né, je vais mourir, entre temps, je fais de l’art.» Il a ce sens de l’humour que je reconnais souvent chez les Poulin. Il aime rire et il peut rire de lui-même. Il a même une trace du philosophe en lui. Il a fait une peinture qui s’intitule Nice où il a écrit un commentaire sur la peur des parents d’aujourd’hui : «peur parce qu’ils n’ont aucune notion de ce que doivent faire des parents, peur parce qu’ils n’ont ni traditions ni système de valeurs, peur parce que les experts se moquent d’eux, etc.»
Bernard Poulin est un homme polyvalent. Il touche à tout et tout lui réussit. Il a même publié une dizaine de livres surtout sur l’art du dessin. Ce n’est pas peu dire, mais il est marié à une grande dame, Marie Poulin, sénatrice et présidente du Parti libéral du Canada. Allez le visiter sur son site Web, vous en apprendrez plus sur cet homme intéressant. Voilà un Poulin à mon goût.
