La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada a une nouvelle présidente et pour la première fois dans les 34 ans d’histoire de l’organisme, il s’agit d’une personne originaire de la Saskatchewan.
Quatre candidats étaient en lice pour succéder à la présidente sortante, Lise Routhier-Boudreau, qui a décidé de ne pas solliciter un nouveau mandat après deux ans à la présidence de l’organisme. Les quatre candidats en question, Roger Doiron (Nouveau-Brunswick), Jean Johnson (Alberta), Marie-France Kenny (Saskatchewan) et Ghislaine Pilon (Ontario), ont pris part à un forum des candidats le samedi 12 septembre en après-midi avant que les 46 délégués présents n’exercent leur droit de vote.
En bout de ligne, c’est Marie-France Kenny qui a été élue. Celle-ci en était à une deuxième tentative, ayant déjà sollicité la présidence de la FCFA en 2007.
«Je suis tout simplement contente. Contente qu’on ait un bureau de direction solide. Contente de l’appui qu’on m’a témoigné. Contente des défis qui sont devant nous. Et contente de l’équipe en place», a déclaré la nouvelle présidente quelques instants après son élection.
«J’ai une passion pour la francophonie et je suis engagée depuis longtemps. Je m’étais présentée à la présidence il y a deux ans et mon engagement n’a pas diminué depuis», soulignait-elle en ce qui concerne les raisons qui l’ont motivée à se présenter à la présidence une seconde fois.
La nouvelle présidente, qui a agi à titre de vice-présidente de l’organisme au cours de la dernière année, entend d’ailleurs se mettre au travail sans tarder.
«Je suis déjà familière avec beaucoup de dossiers. Au cours des prochains mois, plusieurs rencontres politiques sont prévues», souligne Mme Kenny, qui œuvrait dans le domaine des communications avant son élection.
Parmi les dossiers auxquels elle entend s’attarder tout particulièrement, on note les suivis au Sommet des communautés francophones et acadiennes de juin 2007 de même que la poursuite du dialogue avec le gouvernement fédéral en vue de la mise en œuvre de la Feuille de route pour la dualité linguistique.
«Lors du Sommet, nous avons établi nos priorités. Maintenant, il faut aller chercher le financement nécessaire pour mettre tout ça en œuvre. Dans le cas de la Feuille de route, ça avance lentement et les communautés sont peu consultées. On retrouve aussi certaines lacunes au niveau du financement de base des organismes. Je crois qu’il serait important de créer un comité gouvernement-communautés», a précisé Marie-France Kenny.
Enfin, lors du forum des candidats qui a précédé l’élection du 12 septembre, quelques candidats dont Mme Kenny ont insisté sur l’importance pour la FCFA d’entretenir des liens plus étroits avec les citoyens que représente l’organisme.
«Il faut effectuer un retour à la base et commencer à parler des préoccupations de la société civile. La population en général n’est pas interpelée par les relations que nous avons avec le ministère du Patrimoine canadien», résumait Jean Johnson, l’un des candidats à la présidence.
Hubert Gauthier (1975-76)
Donatien Gaudet (1976-78)
Paul Comeau (1978-80)
Jeannine Séguin (1980-83)
Léo LeTourneau (1983-85)
Gilles G. LeBlanc (1985-86)
Yvon Fontaine (1986-88)
Guy Matte (1989-91)
Raymond Bisson (1991-93)
Claire Lanteigne (1993-95)
Jacques Michaud (1995-97)
Gino LeBlanc (1997-2000)
Georges A. Arès (2000-2005)
Jean-Guy Rioux (2005-2007)
Lise Routhier-Boudreau (2007-2009)
Marie-France Kenny (2009-)
